À partir de fin août, ChatGPT commencera à diffuser des publicités en France
OpenAI, dans un courriel envoyé à ses utilisateurs européens le 15 août 2026, a annoncé que des publicités pourront apparaître dans ChatGPT avant la fin du mois. La mesure concerne la France, l’Espace économique européen et la Suisse. Elle vise les comptes Free et Go, tandis que les formules Plus, Pro, Business, Enterprise et Edu resteront sans annonces selon les modalités communiquées.
La diffusion prendra la forme de contenus sponsorisés placés sous certaines réponses du chatbot. Ces messages seront identifiés et séparés visuellement du texte généré par l’intelligence artificielle. Pour le lancement européen, leur sélection reposera sur le sujet de la conversation en cours, la localisation générale et le type d’appareil. L’historique des échanges et les éléments mémorisés ne serviront pas au ciblage initial.
Ce déploiement marque une étape importante dans la monétisation de ChatGPT. Il modifie aussi les repères du marketing numérique, car une recommandation commerciale pourra être présentée directement dans une interface conversationnelle. Les internautes conserveront plusieurs moyens d’éviter les annonces, mais l’option gratuite correspondante entraînera des limites de messages plus basses et un accès réduit à certains outils.
En Bref
- Les comptes ChatGPT Free et Go en France sont concernés par la diffusion annoncée pour la fin août.
- Les abonnements Plus, Pro, Business, Enterprise et Edu doivent rester exempts de messages sponsorisés.
- Les annonces apparaîtront sous les réponses et porteront une identification publicitaire visible.
- Le ciblage initial utilisera le sujet de l’échange, une localisation générale et le type d’appareil.
- Une option gratuite sans publicité sera proposée avec moins de messages et un accès restreint à certains outils.
- La France ne figure pas encore parmi les sept pays disposant de l’Ads Manager en libre-service.
Publicités dans ChatGPT en France : le calendrier et les comptes concernés
Le lancement français s’inscrit dans une extension progressive du programme publicitaire de ChatGPT. OpenAI a commencé ses essais aux États-Unis le 9 février, quelques semaines après avoir exposé le principe du dispositif. La technologie a ensuite été ouverte au Canada, à l’Australie et à la Nouvelle-Zélande. Cinq marchés supplémentaires ont été ajoutés le 11 août, dont le Royaume-Uni.
L’Espace économique européen et la Suisse constituent une phase distincte. Les règles européennes sur les données personnelles, le consentement et la transparence publicitaire imposent un cadre plus précis que celui de nombreux autres marchés. OpenAI prévoit donc une configuration initiale spécifique, avec des annonces dépourvues de personnalisation fondée sur les anciennes conversations.
Les offres Free et Go seront les premières exposées
Les utilisateurs de ChatGPT Free et ChatGPT Go pourront voir des annonces placées dans l’interface. Le premier forfait donne accès au service sans abonnement mensuel, avec des quotas variables selon les outils et la charge de la plateforme. Go correspond à une offre payante accessible, mais elle n’entre pas dans la liste des abonnements exemptés communiquée aux utilisateurs européens.
La présence de Go parmi les formules concernées mérite une attention particulière. Elle montre qu’un paiement ne garantit pas automatiquement une expérience sans publicité. Le niveau d’abonnement détermine ce traitement. Plus et Pro conserveront une interface sans annonces, au même titre que les offres Business, Enterprise et Edu destinées aux organisations, aux entreprises et aux établissements d’enseignement.
Cette répartition crée trois expériences distinctes. La première associe l’accès gratuit aux annonces et aux quotas standards. La deuxième permet de rester sur une formule gratuite sans messages commerciaux, avec des limites fonctionnelles renforcées. La troisième repose sur un abonnement compatible avec une utilisation sans publicité et des capacités étendues.
Une activation annoncée pour la fin août
Le message adressé aux utilisateurs indique que les annonces peuvent apparaître « plus tard dans le mois ». Cette formulation laisse à OpenAI une marge pour effectuer une activation progressive selon les comptes, les appareils ou les territoires. Tous les internautes français ne verront donc pas nécessairement un emplacement sponsorisé au même moment.
Une diffusion graduelle permet aussi de mesurer le taux d’affichage, les clics et les éventuels signalements. L’entreprise pourra contrôler la fréquence des annonces avant une ouverture plus large. Dans une interface conversationnelle, une pression commerciale excessive risquerait de perturber la lecture ou d’alimenter une confusion entre une réponse générée et une proposition financée.
Le calendrier français ne correspond pas encore à celui des annonceurs installés en France. La page de disponibilité du gestionnaire publicitaire recense sept pays : l’Australie, le Canada, la Corée du Sud, les États-Unis, le Japon, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni. Les marques françaises peuvent manifester leur intérêt, sans disposer pour l’instant d’un accès local annoncé au libre-service.
Une campagne visible en France pourrait donc provenir d’un annonceur opérant depuis un marché déjà pris en charge ou d’un partenariat géré directement. Les critères commerciaux exacts n’ont pas été détaillés dans les éléments communiqués aux utilisateurs. Il convient de distinguer la disponibilité des annonces dans ChatGPT de l’ouverture de l’outil permettant aux entreprises françaises d’en acheter.
À quoi ressemblera la diffusion des publicités sous les réponses de ChatGPT
Le format annoncé repose sur des snippets sponsorisés affichés sous une réponse du chatbot. La publicité ne doit donc pas être intégrée directement aux phrases rédigées par le modèle. Elle occupera un bloc séparé, accompagné d’une mention permettant de reconnaître sa nature commerciale. Cette distinction sera déterminante pour préserver la compréhension de l’interface.
Un échange consacré à la préparation d’un voyage pourrait, par exemple, être suivi d’une offre pour un hébergement ou un service de transport. Une demande portant sur un logiciel de gestion pourrait déclencher l’affichage d’une solution professionnelle. L’annonce découlerait alors du thème de la conversation en cours, dans les limites du ciblage initial annoncé en Europe.
Une publicité contextuelle placée après le contenu généré
Le positionnement sous la réponse réduit le risque d’interrompre la lecture. Il rapproche ce format des liens commerciaux visibles dans un moteur de recherche, tout en l’adaptant à une conversation. La différence tient à la quantité de contexte disponible : un échange peut contenir une intention plus détaillée qu’une requête composée de quelques mots.
Une personne demandant comment choisir un appareil photo pour filmer en basse lumière exprime plusieurs critères commerciaux exploitables. Le sujet, la catégorie de produit et l’usage recherché sont présents dans le même message. Lors du lancement européen, OpenAI indique que cette conversation active pourra contribuer au choix de l’annonce, sans mobiliser les discussions antérieures.
Cette mécanique place la communication commerciale à proximité d’une réponse perçue comme utile. Elle peut produire un taux d’attention élevé, car l’utilisateur consulte déjà un contenu lié à son besoin. Elle impose aussi un marquage visuel constant. Un changement discret de couleur ou une simple mention peu visible ne suffirait pas à prévenir les ambiguïtés dans les demandes liées à la santé, au droit ou aux finances.
Le sujet rejoint les transformations observées dans l’intégration de l’intelligence artificielle à Google Ads et à la recherche. Les plateformes cherchent à relier la formulation d’un besoin, la génération d’une réponse et une proposition commerciale. ChatGPT introduit toutefois cette logique dans un dialogue susceptible de se poursuivre sur plusieurs messages.
La réponse du chatbot doit rester indépendante de l’annonce
OpenAI présente le contenu sponsorisé comme un élément distinct du texte généré. Cette séparation implique qu’un annonceur ne devrait pas pouvoir acheter une réponse favorable ou influencer directement le classement des conseils rédigés par le modèle. Les informations disponibles décrivent un placement sous la réponse, sans indiquer un mécanisme de priorité commerciale dans son contenu.
Pour l’utilisateur, plusieurs indices devront être surveillés : la présence du mot « Sponsorisé », l’identité de l’annonceur, le lien de destination et les paramètres permettant de masquer ou de signaler une publicité. Ces éléments sont courants dans la publicité numérique, mais leur mise en œuvre prend une importance supplémentaire lorsque l’interface adopte le ton fluide d’un assistant.
- Le bloc commercial doit être séparé visuellement de la réponse générée.
- L’annonce doit comporter une identification explicite de son caractère sponsorisé.
- Le lien proposé doit permettre d’identifier la destination avant toute interaction.
- Les réglages doivent offrir un contrôle sur la personnalisation et les préférences publicitaires.
- Un mécanisme de signalement doit couvrir les annonces trompeuses, inadaptées ou répétitives.
La fréquence d’affichage reste un autre paramètre essentiel. Une annonce sous chaque réponse modifierait fortement la perception du produit, surtout pendant une longue session. Une pression limitée à certaines intentions commerciales serait moins intrusive. Aucun nombre d’impressions par conversation n’a été rendu public dans les informations transmises aux utilisateurs européens.
Le format présente enfin un enjeu de cohérence linguistique. Une campagne destinée à la France devra employer un français correct, afficher des conditions tarifaires compréhensibles et tenir compte du contexte local. Les systèmes automatisés de traduction ou de génération publicitaire ne dispensent pas l’annonceur de vérifier les mentions commerciales, le prix et les éventuelles restrictions de son offre.
La qualité de l’expérience dépendra donc de critères concrets : lisibilité du marquage, fréquence, pertinence contextuelle et contrôle utilisateur. Les premiers affichages français permettront d’observer si le contenu commercial reste cantonné à son emplacement ou s’il modifie la manière dont les internautes évaluent les réponses de l’assistant.
Données personnelles et ciblage publicitaire de ChatGPT en Europe
Le régime prévu dans l’Espace économique européen diffère du fonctionnement décrit pour les premiers marchés publicitaires. Au lancement, les annonces doivent être non personnalisées. Leur sélection pourra s’appuyer sur le sujet de la discussion active, une localisation générale et le type d’appareil utilisé. Les conversations passées et les souvenirs enregistrés ne doivent pas participer à ce ciblage initial.
Cette distinction sépare le contexte immédiat du profil publicitaire durable. Si une personne interroge ChatGPT sur des vélos électriques, le sujet peut contribuer à sélectionner une campagne correspondante pendant cet échange. Une ancienne discussion sur un déménagement ou un voyage ne devrait pas être réutilisée pour choisir le contenu sponsorisé affiché dans la session.
La personnalisation ultérieure exigera un consentement
Une seconde étape est annoncée. OpenAI prévoit d’introduire une personnalisation soumise à l’accord préalable de l’utilisateur européen. Celui-ci devra pouvoir gérer son choix dans les paramètres. L’activation ne devrait donc pas résulter d’un simple réglage enfoui et déjà validé, car le consentement européen doit être libre, spécifique, éclairé et univoque.
La nature exacte des données mobilisées après accord devra être explicitée. L’historique des conversations, la mémoire du compte, les interactions avec les campagnes et les centres d’intérêt déduits présentent des niveaux de sensibilité différents. Une discussion peut contenir des informations sur la santé, la situation financière, les opinions ou les relations personnelles, même lorsqu’elle n’a pas été ouverte dans un objectif commercial.
Les annonceurs ne doivent recevoir ni les conversations, ni l’historique, ni les données personnelles des utilisateurs. Les éléments communiqués décrivent des mesures agrégées, telles que le nombre de vues et de clics. Une marque pourrait donc mesurer la performance globale de sa campagne sans accéder au texte ayant précédé l’affichage.
Cette architecture limite l’accès direct des entreprises au contenu des échanges. Elle ne supprime pas toutes les interrogations, car la plateforme doit elle-même analyser certains signaux afin de sélectionner une création publicitaire. La documentation devra préciser la durée de conservation, les catégories employées, les exclusions sensibles et les procédures permettant d’exercer ses droits.
OpenAI Ireland Limited reste responsable du traitement
Pour l’Espace économique européen et la Suisse, OpenAI Ireland Limited demeure l’entité responsable du traitement. La Commission irlandaise de protection des données conserve donc son rôle d’autorité chef de file pour les traitements transfrontaliers concernés. En France, un utilisateur peut également saisir la CNIL s’il considère que ses droits n’ont pas été respectés.
La politique de confidentialité européenne disponible en ligne porte une mise à jour datée du 4 juin et ne décrit pas encore le mécanisme publicitaire présenté dans le courriel. Une nouvelle version doit intégrer cette activité. Elle devra notamment expliquer les bases juridiques, les catégories de données, les destinataires et les outils de contrôle disponibles.
Ce point réglementaire dépasse ChatGPT. La publicité digitale en Europe et ses contraintes repose sur un ensemble de textes concernant la protection des données, les services numériques et les pratiques commerciales. Une interface conversationnelle ajoute une difficulté : le contenu utilisé pour comprendre l’intention peut être beaucoup plus détaillé qu’une page consultée ou un mot-clé saisi.
Des catégories sensibles devront être encadrées
Une conversation consacrée à une maladie, un endettement ou une difficulté familiale ne devrait pas entraîner l’affichage opportuniste d’une offre exploitant cette vulnérabilité. Les plateformes publicitaires traditionnelles appliquent déjà des restrictions à certaines catégories. Dans ChatGPT, leur détection devra fonctionner sur un langage naturel riche, parfois ambigu et susceptible d’évoluer au fil de l’échange.
La localisation générale peut servir à présenter une offre disponible en France, à adapter une devise ou à exclure une campagne incompatible avec la réglementation locale. Elle ne correspond pas nécessairement à une position GPS précise. La documentation définitive devra indiquer le niveau de granularité utilisé et les moyens de désactiver ce signal lorsque la loi l’exige.
Le type d’appareil constitue un autre critère contextuel. Il peut distinguer un mobile, une tablette ou un ordinateur afin d’adapter le format ou la destination du lien. Cette information paraît moins sensible prise isolément. Associée à d’autres signaux, elle participe toutefois à une segmentation publicitaire qui doit rester compréhensible pour le titulaire du compte.
Les enjeux rejoignent ceux du commerce assisté par l’IA et de l’utilisation des données. Une recommandation automatisée peut raccourcir le parcours d’achat, comparer des solutions et orienter une décision. L’utilisateur doit alors savoir quelle partie relève de l’assistance et quelle partie correspond à un placement financé par une entreprise.
La mise à jour de la politique de confidentialité constituera un document central pour évaluer le dispositif. Les termes consacrés au consentement, à la mémoire et aux catégories sensibles permettront de vérifier la portée réelle des garanties annoncées. En l’absence de ce texte public actualisé, les modalités détaillées du ciblage personnalisé restent incomplètes.
Comment utiliser ChatGPT sans publicités après la fin août
Les utilisateurs concernés disposeront de deux solutions annoncées pour éviter les contenus sponsorisés. La première consiste à souscrire un abonnement exempté, comme Plus ou Pro. La seconde permet de conserver une formule gratuite en activant un mode sans publicité, avec des quotas réduits et un accès plus limité à certaines fonctions.
Le mode gratuit sans annonces entraînera notamment une baisse du nombre de messages disponibles et un accès restreint à des outils tels que la génération d’images. OpenAI transforme ainsi l’absence de publicité en choix de configuration. L’utilisateur ne paie pas nécessairement en argent, mais accepte une capacité de service inférieure.
Choisir une formule payante compatible
Les abonnements Plus et Pro figurent parmi les offres sans publicité. Ils s’adressent aux personnes utilisant fréquemment le chatbot, ayant besoin de quotas supérieurs ou souhaitant accéder à davantage de modèles et d’outils. Business, Enterprise et Edu restent également exemptés, ce qui protège les environnements professionnels et éducatifs d’un affichage commercial dans les sessions de travail.
Cette exemption paraît cohérente avec les usages d’entreprise. Une équipe qui analyse des documents internes, prépare du code ou rédige une stratégie de communication attend une interface stable. Des campagnes intégrées à ces échanges pourraient créer des difficultés de conformité, de concentration ou de perception auprès des salariés.
Le cas de ChatGPT Go est différent. Cette offre payante accessible fait partie des niveaux visés par les annonces. Un titulaire devra donc consulter les conditions de son forfait avant de considérer son abonnement comme une garantie. Le nom commercial ou la présence d’une facturation ne suffisent pas à déterminer l’expérience publicitaire.
Activer le mode gratuit sans publicité
L’option gratuite sans annonces conviendra aux usages occasionnels. Une personne qui pose quelques questions par semaine peut accepter un quota inférieur sans ressentir de gêne notable. Le compromis devient moins favorable pour les longues sessions, la création répétée d’images, l’analyse de fichiers ou les tâches nécessitant de nombreuses corrections.
Avant de modifier les réglages, il sera utile d’observer sa consommation réelle. Le nombre de conversations, les outils employés et la fréquence des limites atteintes donnent une base concrète. Une personne utilisant surtout des réponses textuelles courtes n’a pas les mêmes besoins qu’un utilisateur générant des visuels et traitant plusieurs documents dans une journée.
- Vérifier si le compte utilise l’offre Free, Go ou un abonnement exempté.
- Ouvrir les paramètres consacrés aux annonces et à la personnalisation.
- Contrôler les limites appliquées au mode gratuit sans publicité.
- Désactiver la personnalisation lorsque l’option devient disponible sans consentement souhaité.
- Examiner périodiquement la mémoire, l’historique et les autorisations du compte.
Ces vérifications deviennent importantes sur les comptes partagés au sein d’un foyer. Une préférence validée par un utilisateur peut affecter l’expérience d’un autre si tous emploient le même profil. Des comptes séparés facilitent la gestion du consentement, de la mémoire et des restrictions d’âge applicables aux contenus commerciaux.
Mesurer l’effet réel des annonces avant de changer d’offre
Une annonce clairement séparée, peu fréquente et cohérente avec la demande peut rester tolérable pour certains usages. Une succession de blocs commerciaux pendant une recherche complexe pourrait, au contraire, ralentir la lecture. La fréquence exacte n’ayant pas été détaillée, les premières semaines d’utilisation apporteront des éléments concrets sur la pression publicitaire.
Le choix peut également dépendre du degré de confiance accordé au ciblage contextuel. Même sans historique, le sujet de la conversation active peut révéler une intention précise. Un utilisateur traitant des questions sensibles aura intérêt à examiner les paramètres, à désactiver la personnalisation et à éviter de fournir des données personnelles inutiles.
Les organisations doivent intégrer la nouvelle configuration à leurs règles internes. Un compte Free utilisé ponctuellement par un salarié peut afficher un lien commercial dans une recherche professionnelle. La politique informatique peut imposer une formule Business ou Enterprise, limiter les informations saisies et rappeler que les suggestions sponsorisées ne constituent pas une validation du fournisseur.
La monétisation par abonnement et la publicité peuvent coexister à plusieurs niveaux. Le dispositif permet à OpenAI de financer une partie des coûts de calcul associés aux modèles, au stockage et aux outils multimodaux. Pour l’utilisateur français, la décision se traduira par un arbitrage mesurable entre prix, quotas, fonctions disponibles et présence d’annonces.
Ce que les publicités dans ChatGPT changent pour le marketing numérique en France
L’arrivée des annonces conversationnelles crée un nouvel espace pour le marketing numérique. Les moteurs de recherche commercialisent depuis longtemps des mots-clés associés à une intention. ChatGPT dispose d’un contexte formulé en phrases, enrichi au fil des échanges. Une campagne peut donc se rapprocher d’un besoin exprimé avec davantage de précision.
Pour une entreprise, l’intérêt potentiel réside dans le moment d’exposition. L’utilisateur vient de recevoir une explication, une liste de critères ou une méthode. Un contenu sponsorisé placé à cet endroit peut proposer un produit compatible avec la tâche décrite. Cette proximité impose une grande rigueur éditoriale afin d’éviter une annonce décalée ou trop insistante.
La France attend encore l’ouverture de l’Ads Manager
Les annonceurs français ne disposent pas encore d’une date annoncée pour accéder localement à l’Ads Manager en libre-service. Le gestionnaire, lancé en mai, apparaît disponible dans sept pays sur la page dédiée. Une entreprise établie en France peut signaler son intérêt à OpenAI, sans garantie d’activation immédiate.
Ce décalage signifie que les internautes peuvent voir des campagnes avant que la majorité des marques françaises puissent les acheter directement. Les premiers annonceurs devraient provenir de marchés déjà ouverts ou de dispositifs commerciaux administrés avec OpenAI. Les petites entreprises françaises resteront en retrait tant que la création autonome de campagnes, la facturation et le ciblage local ne seront pas accessibles.
L’Ads Manager est présenté comme un outil de gestion permettant de paramétrer et de suivre les campagnes. Les informations fournies mentionnent des mesures de vues et de clics agrégées. Aucun accès aux conversations individuelles n’est annoncé pour les marques. La performance devra donc être évaluée à partir d’indicateurs publicitaires, de visites et de conversions observées sur les sites de destination.
Le contenu des annonces devra répondre à une intention précise
Une publicité conversationnelle efficace exige une création concise. L’espace situé sous une réponse ne se prête pas à un long argumentaire. Le message doit identifier l’offre, expliquer sa pertinence et présenter une action compréhensible. La page d’arrivée doit ensuite reprendre les mêmes informations afin d’éviter une rupture dans le parcours.
Une entreprise de logiciel peut diffuser une campagne après une discussion consacrée à l’automatisation de tâches administratives. Le bloc sponsorisé peut indiquer une fonctionnalité, une période d’essai et le nom du fournisseur. Si la réponse générée traite d’un problème technique précis, une annonce générique sur la transformation numérique aura peu de valeur pour l’utilisateur.
Les spécialistes de la communication devront également travailler sur les exclusions. Certaines conversations ne constituent pas un contexte approprié pour une promotion. Les thèmes sensibles, les demandes scolaires, les situations de détresse ou les échanges sans intention d’achat exigent des restrictions solides. Une campagne mal placée peut provoquer un signalement et détériorer la perception de la marque.
Le référencement des contenus conservera son importance. Les internautes continueront d’utiliser des moteurs classiques et des interfaces génératives pour trouver des informations. Les entreprises devront suivre les signaux reliant SEO et réponses produites par l’IA, tout en séparant la visibilité éditoriale des emplacements achetés.
De nouveaux indicateurs de campagne seront nécessaires
Le clic restera un indicateur simple, mais il ne décrira pas toute l’efficacité du format. Une annonce peut être vue après une réponse longue, ignorée pendant la lecture ou consultée plusieurs messages plus tard. Les annonceurs auront besoin de données sur les impressions visibles, la fréquence, la position dans la session et les conversions réalisées après la visite.
La comparaison avec le search marketing demandera de la prudence. Une requête dans un moteur est généralement courte et associée à une page de résultats. Une conversation peut comporter plusieurs intentions successives. Une personne peut commencer par demander une définition, comparer des solutions, établir un budget et chercher un fournisseur au cours de la même session.
Les marques devront adapter leurs pages de destination à ce parcours. Un lien ouvert depuis ChatGPT doit conduire à une information précise, compatible avec le contenu de l’annonce et adaptée au mobile. Les prix, conditions d’essai, limitations et modalités de résiliation devront être faciles à repérer. Une promesse imprécise augmentera les sorties rapides et réduira la qualité des mesures.
La publicité conversationnelle pourrait aussi accélérer le développement d’offres directement structurées pour les assistants. Catalogues à jour, données de disponibilité, caractéristiques normalisées et pages techniquement accessibles faciliteront la correspondance entre une intention et une campagne. Cette évolution rapproche la stratégie publicitaire du travail mené sur les flux produits et les données commerciales.
Pour les agences françaises, la période précédant l’ouverture de l’Ads Manager peut servir à préparer les campagnes. Elles peuvent définir les catégories sensibles à exclure, rédiger plusieurs variantes, vérifier les pages d’arrivée et établir un cadre de mesure. Il reste prématuré de fixer un coût d’acquisition de référence, car aucun tarif français ni volume d’inventaire local n’a été publié.
Le scénario le plus probable repose sur une ouverture progressive, d’abord limitée à certains comptes et à quelques annonceurs. OpenAI pourra ajuster la fréquence et le ciblage selon les réactions, les contrôles réglementaires et les résultats commerciaux. Pour les marques, la priorité consiste à préparer des messages factuels et des pages fiables, sans attribuer à l’assistant une recommandation qu’il n’a pas formulée.
On en dit Quoi ?
L’arrivée des publicités dans ChatGPT en France constitue une évolution majeure de son modèle économique. Le mode contextuel initial offre un cadre plus prudent que l’utilisation immédiate de l’historique, mais la personnalisation future devra être examinée dans les réglages. Les utilisateurs intensifs auront intérêt à privilégier une formule explicitement exempte d’annonces, tandis que les usages occasionnels pourront tester le mode gratuit limité. Pour les entreprises françaises, l’opportunité commerciale reste préparatoire tant que l’Ads Manager n’est pas ouvert localement et que ses conditions tarifaires ne sont pas publiques.
Note de datation : la date de publication de cet article et la date de publication de la source éditoriale n’ont pas été fournies. Les événements sont donc présentés à partir du calendrier communiqué, sans les qualifier comme passés ou imminents par rapport à une mise en ligne non datée.


