Périscolaire dans le Var : un animateur placé en examen pour viols et agressions sexuelles
Raphaël Balland, procureur de la République de Toulon, a indiqué dans un communiqué diffusé mardi 28 juillet qu’un animateur périscolaire de 58 ans avait été mis en examen à Hyères, dans le Var, pour des viols et des agressions sexuelles présumés visant trois mineurs. Deux enfants auraient subi des faits dans le cadre des fonctions professionnelles du suspect, au sein du centre périscolaire d’une école primaire. L’homme, suspendu dès les premières dénonciations en février, conteste intégralement les accusations portées contre lui.
Le dossier réunit plusieurs périodes et trois plaignants. Les premières accusations concernent un garçon de 5 ans et une fillette de 6 ans. Une troisième personne, âgée de 29 ans au moment de sa plainte, évoque des faits présumés commis lorsqu’elle avait entre 8 et 12 ans. Le parquet avait demandé un placement en détention provisoire. Le juge a ordonné un contrôle judiciaire comprenant l’interdiction de résider dans le département, de contacter les victimes et d’exercer une activité auprès de mineurs. Cette affaire pose aussi la question de la protection de l’enfance, de la sécurité dans les structures périscolaires et de la diffusion d’informations sensibles sur les réseaux sociaux. ⚖️
En Bref
- ⚖️ Un animateur de 58 ans intervenant à Hyères a été mis en examen dans un dossier portant sur trois victimes présumées.
- 👦 Deux accusations concernent un garçon de 5 ans et une fillette de 6 ans accueillis dans un cadre périscolaire.
- 📅 Les faits concernant ces deux enfants auraient eu lieu entre janvier et février, selon le parquet de Toulon.
- 🛡️ L’intéressé a été suspendu en février, puis placé sous contrôle judiciaire après sa présentation à un juge d’instruction.
- 🚫 Il lui est interdit de résider dans le Var, de contacter les victimes et d’exercer une activité en lien avec des mineurs.
- 📱 La publication de son identité et de sa photographie sur les réseaux sociaux a entraîné des messages haineux et des menaces de mort.
Périscolaire dans le Var : les faits examinés par la justice
L’enquête menée à Hyères porte d’abord sur des accusations formulées par les familles de deux jeunes enfants. Raphaël Balland a précisé dans son communiqué qu’un garçon de 5 ans aurait subi une agression sexuelle. Une fillette de 6 ans aurait, pour sa part, subi des viols par pénétrations digitales ainsi que d’autres agressions sexuelles. Ces qualifications correspondent au cadre retenu à ce stade de la procédure. Elles pourront évoluer selon les résultats des investigations et les décisions des magistrats.
Les faits présumés auraient été commis entre janvier et février au sein ou à l’occasion des activités d’un centre rattaché à une école primaire. Le suspect y travaillait comme animateur. Son statut professionnel constitue un élément important puisque les adultes chargés d’un accueil périscolaire disposent d’une autorité temporaire sur les enfants et interviennent dans un environnement organisé par une collectivité ou un opérateur mandaté.
L’animateur a été suspendu dès les premières dénonciations, en février. Une suspension administrative ne constitue pas une déclaration de culpabilité. Elle sert à éloigner provisoirement un professionnel lorsqu’un signalement fait apparaître un risque potentiel pour les mineurs ou pour le bon fonctionnement du service. Elle permet également d’éviter des contacts susceptibles de perturber la parole des enfants, les témoignages ou les vérifications conduites par les enquêteurs.
Une troisième plainte portant sur des faits plus anciens à Hyères
Le dossier comprend également les déclarations d’une femme âgée de 29 ans. Elle accuse le même homme de viols et d’agressions sexuelles qui auraient été commis entre 2005 et 2009, alors qu’elle avait entre 8 et 12 ans. Elle passait des vacances avec sa famille à proximité du domicile du mis en cause, d’après les éléments communiqués par le parquet.
La plaignante a expliqué que des souvenirs lui étaient revenus après avoir reconnu une photographie diffusée sur les réseaux sociaux. Cette déclaration devra être examinée au moyen des méthodes habituelles de l’instruction : auditions, confrontation avec les éléments matériels disponibles, vérification des lieux, analyse de la chronologie et recherche de témoins. L’ancienneté alléguée des faits peut compliquer la collecte de preuves, sans rendre inutile le travail judiciaire.
Le rapprochement entre les trois accusations ne suffit pas à établir leur véracité. Il donne cependant aux enquêteurs plusieurs axes de vérification. Ils peuvent rechercher d’éventuelles similitudes dans les lieux, les circonstances, les comportements décrits et la relation entre le suspect et les mineurs concernés. Chaque témoignage doit conserver une analyse distincte afin d’éviter qu’une accusation serve automatiquement à valider les autres.
| 📅 Période mentionnée | 👥 Nombre de victimes présumées | 🎂 Âge indiqué | 🏫 Cadre rapporté | ⚖️ Étape connue |
|---|---|---|---|---|
| De 2005 à 2009 | 1 | De 8 à 12 ans | Séjours familiaux à Hyères | Plainte intégrée à l’instruction |
| De janvier à février | 2 | 5 et 6 ans | Accueil périscolaire | Premières dénonciations |
| Février | 2 dossiers initiaux | 5 et 6 ans | Structure scolaire | Suspension professionnelle |
| 28 juillet | 3 au total | Trois mineurs au moment des faits allégués | Hyères | Mise en examen et contrôle judiciaire |
La chronologie montre que l’affaire associe des faits allégués dans un établissement accueillant des enfants et une accusation portant sur une période antérieure. La justice devra établir séparément la matérialité de chaque épisode. Les qualifications de viols et d’agressions sexuelles indiquées dans la mise en examen délimitent le champ de l’instruction sans préjuger du jugement final.
Mise en examen de l’animateur : ce que signifie la procédure
La mise en examen intervient lorsqu’un juge d’instruction estime disposer d’indices graves ou concordants rendant vraisemblable la participation d’une personne à une infraction. L’article 80-1 du Code de procédure pénale encadre cette décision. Cette étape accorde au suspect des droits précis, notamment l’accès au dossier par l’intermédiaire de son avocat et la possibilité de demander certains actes d’enquête.
Elle ne correspond ni à une condamnation ni à une reconnaissance judiciaire de culpabilité. Le principe de la présomption d’innocence demeure applicable pendant toute la procédure. L’homme de 58 ans conteste l’intégralité des faits qui lui sont reprochés. Cette position doit être mentionnée chaque fois que les accusations sont présentées au public, spécialement lorsqu’aucun procès n’a encore eu lieu.
Avant sa présentation au magistrat instructeur, le suspect avait été placé en garde à vue. Cette mesure permet aux enquêteurs de l’interroger et d’effectuer les vérifications nécessaires sous le contrôle du parquet. À l’issue de cette phase, plusieurs orientations étaient possibles : remise en liberté, poursuite des investigations sous un autre statut ou saisine d’un juge d’instruction en vue d’une mise en examen.
Pourquoi le suspect reste libre sous contrôle judiciaire
Le parquet de Toulon avait requis la détention provisoire. Le magistrat compétent a finalement retenu un contrôle judiciaire assorti de plusieurs interdictions. Le Code de procédure pénale pose le principe selon lequel une personne mise en examen demeure libre, sous réserve des nécessités de l’instruction et des mesures de sûreté. La détention provisoire répond à des critères légaux stricts et doit être spécialement justifiée.
Dans ce dossier, le contrôle judiciaire impose au suspect de ne plus résider dans le Var. Il ne peut entrer en relation avec les victimes. Toute activité professionnelle ou bénévole impliquant des mineurs lui est également interdite. Ces obligations visent à prévenir les contacts, à sécuriser le déroulement des investigations et à empêcher une reprise de fonctions auprès d’enfants pendant l’instruction.
- ⚖️ Interdiction de résider dans le Var, afin d’éloigner le mis en cause des lieux concernés par le dossier.
- 🚫 Interdiction de contacter les victimes, directement ou par l’intermédiaire d’un tiers.
- 🧒 Interdiction d’exercer auprès de mineurs, dans un cadre professionnel, associatif ou bénévole.
- 📋 Obligation de respecter les convocations et les modalités de suivi décidées par l’autorité judiciaire.
- 🔎 Possibilité de modifier ou de renforcer les mesures si la situation procédurale évolue.
Le non-respect d’une obligation peut conduire à une nouvelle décision judiciaire, y compris à un débat sur un éventuel placement en détention provisoire. Le contrôle suppose donc des vérifications concrètes. Les services compétents peuvent s’assurer du lieu de résidence, du respect des interdictions de contact et de l’absence d’activité auprès d’enfants.
Les investigations possibles pendant l’instruction
Le juge d’instruction peut ordonner de nouvelles auditions, des expertises psychologiques, des analyses de supports numériques ou des confrontations. Les enquêteurs peuvent aussi vérifier les emplois du temps de l’établissement, les listes de présence, l’organisation des groupes et l’identité des adultes présents. Les données administratives ne prouvent pas une agression, mais elles aident à déterminer si une rencontre était matériellement possible.
Les téléphones, messageries ou comptes en ligne peuvent contenir des éléments utiles, sous réserve des autorisations prévues par la loi. Une photographie, un message ou un historique de connexion doit être replacé dans son contexte. L’authenticité, la date de création, les éventuelles modifications et l’identité de l’auteur font partie des contrôles techniques indispensables.
À la fin de l’information judiciaire, le magistrat pourra prononcer un non-lieu si les charges sont insuffisantes. Si elles apparaissent suffisantes, le dossier pourra être transmis à la juridiction compétente. Dans l’intervalle, la prudence s’impose dans le choix des mots : le terme « présumé » rappelle que la justice n’a pas encore statué définitivement sur la culpabilité.
Une vidéo institutionnelle consacrée au fonctionnement de l’instruction peut aider à distinguer la garde à vue, la mise en examen, le contrôle judiciaire et le jugement. Cette pédagogie juridique réduit les interprétations erronées qui circulent lors d’affaires pénales très commentées.
Protection de l’enfance et sécurité dans les accueils périscolaires
Un accueil périscolaire couvre généralement les périodes situées avant ou après la classe, ainsi que la pause méridienne selon l’organisation locale. Les enfants y sont encadrés par des professionnels chargés d’assurer leur sécurité physique, leur accompagnement et les activités collectives. Ces temps impliquent des déplacements, des passages aux sanitaires, des jeux et des changements de groupe qui exigent des règles opérationnelles précises.
L’affaire de Hyères met en évidence la nécessité de procédures comprises par tous les intervenants. Une collectivité doit savoir comment recevoir une alerte, éloigner un agent si une mesure conservatoire paraît nécessaire, conserver les documents utiles et prévenir les autorités compétentes. La rapidité de réaction doit rester compatible avec la confidentialité et la présomption d’innocence.
La suspension annoncée dès février constitue une mesure de protection organisationnelle. Elle limite les contacts entre le professionnel concerné et les enfants pendant les vérifications. Une décision de ce type doit être formalisée, expliquée aux responsables habilités et accompagnée d’une réorganisation du service afin que les taux d’encadrement et la continuité de l’accueil demeurent assurés.
Recueillir la parole d’un enfant sans orienter son récit
Lorsqu’un enfant rapporte un geste inquiétant, l’adulte qui l’écoute doit accueillir sa parole avec calme. Il peut noter les mots exacts utilisés, le contexte et l’heure de la révélation. Les questions répétitives ou suggestives risquent d’influencer le récit et de compliquer son exploitation ultérieure par des professionnels spécialement formés.
Une famille peut conserver les éléments spontanément produits : dessin, message, changement de comportement documenté ou propos rapportés mot pour mot. Il convient d’éviter les interrogatoires domestiques et les confrontations avec la personne soupçonnée. L’audition judiciaire répond à un protocole destiné à recueillir une expression aussi fiable que possible, dans un environnement adapté à l’âge du mineur.
Les signes de souffrance peuvent prendre des formes diverses : troubles du sommeil, peur soudaine d’un lieu, repli, agitation, douleurs inexpliquées ou régression. Aucun de ces éléments ne démontre isolément une infraction. Leur apparition justifie une attention clinique et éducative, surtout lorsque plusieurs changements concordants sont observés.
Renforcer les procédures de prévention dans les structures
La prévention repose sur l’organisation quotidienne. Les zones peu visibles doivent être identifiées. Les règles relatives aux sanitaires, aux vestiaires, aux soins corporels et aux temps individuels doivent être écrites. Les responsables peuvent organiser des contrôles internes, vérifier la présence effective des agents et rappeler les comportements professionnels autorisés.
Les outils numériques peuvent améliorer la traçabilité des présences et des affectations. Un registre d’équipe horodaté permet de savoir quels adultes encadraient un groupe à un moment déterminé. Son accès doit être limité, car il contient des données relatives aux enfants et aux salariés. Une conservation excessive ou un partage non sécurisé créerait un risque supplémentaire.
La vidéosurveillance ne constitue pas une réponse universelle. Son installation dans un établissement accueillant des mineurs exige une base légale, une finalité définie, une information des personnes et une durée de conservation limitée. Les espaces d’intimité, tels que les sanitaires, restent exclus. Une caméra ne remplace ni la formation, ni la supervision humaine, ni les procédures de signalement.
- 🛡️ Formaliser un protocole de réception des alertes accessible à chaque membre de l’équipe.
- 👥 Éviter les situations d’isolement injustifié entre un adulte et un enfant.
- 📝 Conserver les plannings, listes de présence et comptes rendus dans un espace sécurisé.
- 🎓 Former les agents au repérage des violences et à l’écoute de la parole des mineurs.
- 📞 Identifier les interlocuteurs à contacter en cas de danger ou de suspicion.
- 🔐 Limiter l’accès aux données concernant les enfants, les familles et les salariés.
Les parents doivent recevoir une information utile sur le fonctionnement de l’accueil : identité du responsable, modalités de départ, règles de prise en charge et canal de signalement. Une communication générale peut être diffusée lorsqu’une enquête touche la structure. Elle ne doit contenir ni l’identité des enfants, ni des détails médicaux, ni des informations susceptibles de perturber les auditions.
Dans le cas du Var, l’enjeu institutionnel consiste à soutenir les familles, préserver les autres mineurs et transmettre les pièces demandées par la justice. La réponse la plus solide associe une mesure conservatoire rapide, une documentation fiable et un accompagnement psychologique accessible aux personnes concernées.
Réseaux sociaux, identité du suspect et risques pour l’enquête
L’affaire a suscité une forte circulation de contenus numériques. Un compte local très suivi aurait publié l’identité et la photographie du mis en cause. Le procureur de Toulon a signalé de nombreux messages haineux ainsi que des menaces de mort. Cette exposition soulève des difficultés juridiques et techniques qui dépassent le dossier pénal initial.
Partager un nom, une image ou une adresse transforme rapidement une accusation locale en contenu accessible à grande échelle. Les captures d’écran prolongent la diffusion après la suppression du message d’origine. Les moteurs de recherche, les republications et les groupes privés peuvent maintenir l’information visible pendant une longue période, y compris lorsque son contexte judiciaire évolue.
La présomption d’innocence, protégée notamment par l’article 9-1 du Code civil, reste applicable sur les plateformes sociales. Une publication présentant une personne comme coupable avant toute décision définitive peut engager la responsabilité de son auteur. Les menaces de mort, le harcèlement et la divulgation de données personnelles peuvent également constituer des infractions distinctes.
Une diffusion susceptible d’affecter les victimes
L’exposition numérique du suspect peut conduire à l’identification indirecte des enfants. Le nom d’une école, la classe, la période des faits ou l’activité précise suffisent parfois à reconnaître une famille dans un quartier. L’accumulation de détails apparemment anodins augmente ce risque. Les médias, les élus et les internautes doivent donc limiter les éléments géographiques et biographiques diffusés.
Les commentaires publics peuvent aussi atteindre les plaignants. Les accusations de mensonge, les demandes de preuves, les théories non sourcées et les tentatives de reconstitution peuvent renforcer leur détresse. Les enfants ne doivent pas découvrir sur un écran une version détaillée de faits qu’ils ont confiés dans un cadre familial, médical ou judiciaire.
La troisième plaignante a déclaré avoir reconnu l’homme grâce à une photographie en ligne. Cet élément fait partie de son récit et devra être évalué par les enquêteurs. La justice examinera notamment la chronologie de cette reconnaissance, les conditions d’exposition à l’image et les déclarations formulées avant ou après sa diffusion.
Les traces numériques demandent une vérification technique
Une capture d’écran ne suffit pas toujours à identifier l’auteur réel d’un message. Elle peut être recadrée, modifiée ou privée de son horodatage. Pour préserver une publication menaçante, il est utile de conserver l’adresse du contenu, le nom du compte, la date affichée et une vue complète de la page. Un signalement à la plateforme peut ensuite compléter les démarches judiciaires.
Les enquêteurs disposent de moyens légaux pour solliciter certaines données auprès des opérateurs. L’exploitation dépend de la nature du service, de la durée de conservation et des informations disponibles. Une adresse IP ou un identifiant technique constitue un indice qui doit être rapproché d’autres éléments. Le compte affiché n’est pas toujours utilisé par la personne dont il porte le nom.
- 📵 Ne pas republier l’identité, la photographie ou l’adresse d’une personne mise en cause.
- 🧒 Masquer tout détail permettant d’identifier un enfant ou sa famille.
- 🧾 Conserver les preuves d’une menace sans alimenter sa diffusion publique.
- 🚨 Utiliser les outils de signalement de la plateforme et contacter les autorités en cas de danger.
- 🔍 Vérifier l’origine d’un contenu avant de le commenter ou de le transmettre.
Les administrateurs de groupes locaux portent une responsabilité éditoriale concrète. Ils peuvent activer une validation préalable, supprimer les coordonnées personnelles et fermer les commentaires lorsque la modération devient impossible. Les règles du groupe doivent interdire les appels à la violence, les accusations nominatives non étayées et la diffusion d’informations concernant des mineurs.
La viralité ne facilite pas nécessairement le travail judiciaire. Elle peut produire de faux témoignages, influencer des souvenirs, provoquer des pressions et compliquer la recherche de jurés impartiaux si un procès intervient. Dans cette affaire, la priorité numérique consiste à préserver les preuves utiles tout en réduisant l’exposition des victimes et les risques de représailles contre le suspect.
Les ressources pédagogiques consacrées aux traces numériques expliquent comment documenter un contenu problématique et sécuriser ses comptes. Elles sont particulièrement utiles aux familles confrontées à une diffusion locale rapide, où des informations privées peuvent circuler entre messageries, groupes de parents et plateformes publiques.
Que peuvent faire les familles et les responsables périscolaires ?
Lorsqu’une famille reçoit la parole d’un enfant au sujet d’un geste sexuel, la première réponse consiste à garantir sa sécurité immédiate. L’adulte peut lui dire qu’il a bien fait de parler, qu’il n’est pas responsable et que des professionnels vont intervenir. Il convient de noter ses mots exacts sans lui demander de répéter son récit devant plusieurs personnes.
En cas de danger immédiat, les services d’urgence doivent être contactés. Le 17 permet de joindre la police ou la gendarmerie. Le 112 fonctionne comme numéro d’urgence européen. Le 119, service national d’accueil téléphonique pour l’enfance en danger, recueille les préoccupations relatives à un mineur et oriente les appelants selon la situation.
Un examen médical peut être nécessaire pour évaluer l’état de santé de l’enfant, traiter d’éventuelles lésions et organiser un soutien psychologique. La consultation doit se dérouler dans un cadre adapté. Les professionnels de santé décident des constatations utiles et des orientations vers une unité spécialisée lorsque le contexte le justifie.
Les documents à conserver sans mener sa propre enquête
Les familles peuvent rassembler les informations administratives dont elles disposent : jours de présence, horaires d’accueil, courriels échangés avec la structure et identité des interlocuteurs. Ces documents permettent de reconstruire une chronologie. Il faut conserver les fichiers originaux, car leurs métadonnées peuvent présenter un intérêt technique.
Les messages publiés en ligne peuvent être sauvegardés avec leur adresse et leur date d’affichage. Une copie locale évite de perdre un élément après sa suppression. Les parents ne doivent pas solliciter publiquement d’autres témoignages en citant le nom de l’enfant ou du professionnel, car cette démarche risque d’exposer les mineurs et d’altérer la spontanéité des récits.
Une plainte peut être déposée auprès d’un commissariat ou d’une brigade de gendarmerie. Les faits peuvent aussi être portés à la connaissance du procureur de la République par un courrier détaillé. Les enquêteurs déterminent ensuite les actes nécessaires. Le dépôt d’une plainte n’impose pas à la famille d’apporter immédiatement une démonstration complète.
Les obligations pratiques de la collectivité ou de l’organisateur
Le responsable de la structure doit isoler les données sensibles dans un dossier à accès restreint. Les plannings, fiches d’incident et listes de présence ne doivent pas circuler dans des groupes de discussion ordinaires. Un canal sécurisé facilite la transmission aux enquêteurs et réduit le risque de fuite.
La communication aux parents doit rester factuelle. Elle peut indiquer qu’un professionnel a été écarté, qu’une procédure est en cours et qu’un point de contact a été ouvert. Elle doit éviter de décrire les déclarations des enfants ou d’identifier les familles. Les personnels ont également besoin de consignes communes pour répondre aux demandes sans improvisation.
Un audit interne peut vérifier les procédures de recrutement, la supervision des agents, le traitement des alertes et la configuration des locaux. Il ne doit pas se substituer à l’enquête pénale. Son objectif consiste à corriger les faiblesses organisationnelles, notamment les périodes sans visibilité, les transmissions informelles et l’absence de traçabilité des changements de groupe.
| 🛠️ Action | ⏱️ Délai conseillé | 👥 Personnes concernées | 📄 Trace à conserver |
|---|---|---|---|
| Mettre l’enfant en sécurité | Immédiat | Famille et responsable habilité | Note factuelle datée |
| Contacter un service d’urgence | Immédiat en cas de danger | Police, gendarmerie ou secours | Référence de l’appel |
| Signaler une inquiétude au 119 | Dès l’apparition d’un risque | Famille ou professionnel | Éléments transmis |
| Sécuriser les plannings | Dès le signalement | Direction de la structure | Copies originales protégées |
| Organiser un soutien psychologique | Selon l’évaluation clinique | Mineur et proches | Documents médicaux confidentiels |
Le suivi des autres enfants accueillis dans l’établissement demande une approche mesurée. Une information générale sur les adultes de confiance et le droit de refuser un geste inconfortable peut être proposée. Les équipes doivent éviter de transformer cette sensibilisation en interrogation collective sur une affaire en cours.
La réponse institutionnelle doit enfin inclure les salariés qui n’ont aucun lien avec les accusations. Une équipe déstabilisée peut rencontrer des difficultés à maintenir l’accueil. Des consignes écrites, un interlocuteur juridique et une supervision temporaire permettent de préserver le service sans minimiser la gravité des faits examinés.
On en dit Quoi ?
La suspension de l’animateur et les interdictions prononcées sous contrôle judiciaire constituent des mesures de sécurité adaptées à la gravité des accusations. L’instruction doit désormais vérifier séparément les trois plaintes, y compris celle portant sur des faits anciens. Les publications nominatives et les menaces en ligne fragilisent la procédure tout en exposant les enfants à une identification indirecte. Les collectivités ont intérêt à renforcer immédiatement la traçabilité des présences, la formation des équipes et la confidentialité des signalements.
Un parent peut-il signaler une inquiétude sans disposer de preuve matérielle ?
Oui. Un signalement peut reposer sur les paroles d’un enfant, un comportement préoccupant ou plusieurs éléments concordants. Il faut transmettre des faits précis sans interprétation excessive. Les services compétents évaluent ensuite la situation et décident des vérifications nécessaires. En cas de danger immédiat, le 17 ou le 112 doit être contacté.
Comment demander le retrait d’une photographie liée à l’affaire ?
La personne concernée peut utiliser l’outil de signalement du réseau social et conserver l’adresse exacte de la publication. Une demande écrite peut mentionner l’atteinte à la vie privée ou le risque d’identification d’un mineur. Si le contenu contient des menaces ou des données personnelles sensibles, un signalement aux autorités peut compléter la demande de retrait.
Une famille peut-elle demander les plannings du périscolaire ?
Elle peut solliciter les informations concernant la présence de son enfant et demander que les documents utiles soient préservés. L’accès aux plannings complets peut être limité afin de protéger les données des salariés et des autres mineurs. Les enquêteurs et magistrats disposent de moyens juridiques pour obtenir les pièces nécessaires dans leur version intégrale.
Qui contacter lorsqu’un enfant a besoin d’un accompagnement psychologique ?
Le médecin traitant, un pédiatre ou une structure hospitalière peut proposer une première évaluation et orienter la famille. Les services chargés de la protection de l’enfance peuvent aussi indiquer les dispositifs locaux. L’accompagnement doit respecter le rythme du mineur et éviter la répétition inutile de son récit devant de multiples interlocuteurs.
Repère éditorial : la date de publication et la date de l’article source n’ont pas été communiquées. Les repères temporels repris dans ce contenu correspondent exclusivement aux éléments fournis sur l’enquête.


