À Montauban, la Journée de la Sécurité Internet met en lumière une ambition claire : outiller les jeunes et leurs familles pour un internet sûr, apaisé et porteur d’opportunités. Sous l’impulsion des acteurs éducatifs et économiques, la ville a accueilli un dispositif riche, mêlant ateliers d’éducation numérique, jeux d’enquête et échanges concrets avec des experts. L’événement s’est tenu au collège Jean-Jaurès, en présence de Cyril Le Normand, directeur académique (DASEN), et d’équipes mobilisées sur la prévention du cyberharcèlement. Les contenus ont ciblé des usages réels, du mot de passe robuste à la protection des données, tout en rappelant l’importance d’une vie privée préservée et d’un numérique responsable.
Parce que les écrans rythment les journées des collégiens, la sensibilisation numérique ne peut plus attendre. À travers un escape game conçu avec Orange et des ressources « Internet Sans Crainte », les élèves de 6e ont expérimenté la cybersécurité de façon concrète : réfléchir avant de publier, vérifier les sources, gérer les paramètres de confidentialité, ou appeler le 3018 en cas de besoin. Cette dynamique ne se limite pas à une date symbolique. Elle s’inscrit dans une stratégie locale continue qui fédère l’Académie de Toulouse, le programme pHARe, les collectivités et les familles. Montauban affirme ainsi une ligne claire : faire de la Journée de la Sécurité Internet un point de départ, puis transformer l’essai sur l’année.
En Bref
- 🎯 À Montauban, la Journée de la Sécurité Internet s’appuie sur des ateliers concrets et un escape game pédagogique pour les 6e.
- 🛡️ Les messages clés : cybersécurité au quotidien, protection des données, lutte contre le cyberharcèlement, et appel au 3018.
- 🤝 Une alliance durable : éducation, familles et partenaires privés pour un numérique responsable et un internet sûr.
| Thème 🔎 | Action à Montauban 🚀 | Impact attendu ✅ |
|---|---|---|
| Éducation numérique | Escape game « Les magiciens du numérique » | Apprentissages actifs et mémorisation |
| Cybersécurité | Ateliers mots de passe et paramètres | Réduction des comptes piratés |
| Vie privée | Paramétrage réseaux sociaux | Moins d’exposition des mineurs |
| Prévention | Rappel du 3018 et du pHARe | Signalements plus rapides |
Montauban et la Journée de la Sécurité Internet : enjeux locaux, choix pédagogiques et mobilisation
Au collège Jean-Jaurès de Montauban, la Journée de la Sécurité Internet s’est traduite par un ensemble d’animations ciblées sur la sensibilisation numérique. La date n’est pas anodine : l’Europe entière se coordonne à cette période, ce qui favorise le partage de méthodes et de ressources. L’échelle locale, toutefois, change tout : les ateliers s’ancrent dans des usages réels d’élèves de 6e, avec leurs habitudes, leurs réseaux préférés et leurs défis quotidiens.
La présence de Cyril Le Normand, DASEN, a souligné l’importance accordée à la sécurité numérique dans l’éducation. Malgré la gestion d’autres urgences, notamment liées à la tempête NILS, son déplacement a rappelé l’objectif central : protéger, former et responsabiliser. Emmanuel Lopez, référent départemental sur la lutte contre le harcèlement, a recontextualisé l’initiative dans le dispositif pHARe. Ce programme structure la prévention et le traitement des situations de harcèlement au sein des établissements.
Sur le terrain, les équipes pédagogiques se sont appuyées sur des formats dynamiques. Le groupe Orange a co-organisé un escape game éducatif, tandis que l’écosystème académique a mobilisé des ressources « Internet Sans Crainte ». Ainsi, la théorie rejoint la pratique : les risques sont expliqués, puis expérimentés sous forme de défis concrets. Cette approche évite les discours moralisateurs et privilégie la mise en situation.
Le fil conducteur de la journée peut se résumer à une idée simple : montrer que le numérique responsable ne bride pas la créativité, il la protège. Les élèves apprennent à ajuster le volume pour préserver leur audition, à faire des pauses pour éviter la fatigue, à passer en mode avion la nuit, et à vérifier l’origine d’une information avant de la partager. Ces habitudes, simples en apparence, changent la relation à l’écran.
En parallèle, l’information sur le 3018 (Net Écoute, e-Enfance) a été répétée avec clarté. Les élèves savent à qui parler : parents, CPE, professeur principal, infirmière scolaire, ainsi que cette ligne gratuite et anonyme. La rapidité de la parole brise l’isolement et permet d’agir tôt. À Montauban, cette chaîne de confiance s’installe lentement, mais sûrement.
De nombreuses villes revendiquent la sensibilisation numérique. Montauban se distingue par la cohérence des partenaires et la qualité de l’orchestration. L’objectif dépasse la seule Journée de la Sécurité Internet : il s’agit d’installer des rituels durables. C’est sur cette constance que se joue la réussite à long terme.
Un escape game pour apprendre : « Les magiciens du numérique » et les réflexes clés
L’escape game imaginé avec Orange a placé les 6e au cœur d’une aventure immersive. Les élèves, par équipes, devaient déjouer des pièges numériques pour progresser. Chaque énigme illustrait un réflexe essentiel de cybersécurité. Ce format séduit, car il rend visibles les risques et valorise la coopération. L’apprentissage devient un jeu sérieux, et l’émotion renforce la mémorisation.
Florent Faure, directeur de l’inclusion numérique chez Orange, a structuré les messages en deux volets. D’abord, l’hygiène de vie : « baisse le son », « fais des pauses sans écran », « dors en mode avion ». Ensuite, la responsabilité en ligne : « réfléchis avant de publier », « vérifie les sources », « ne participe pas, même sans le vouloir, à la diffusion de rumeurs ». Ce binôme santé-responsabilité place l’élève dans une posture d’acteur.
Un scénario typique proposait un faux fil d’actualité avec des informations sensationnalistes. Les équipes devaient identifier les indices de manipulation, puis justifier leur choix. Ainsi, les élèves mettaient en pratique la vérification des sources : date de publication, qualité du site, cohérence des chiffres. La sensibilisation numérique prend de l’épaisseur quand elle se confronte à un cas crédible.
Autre épreuve : faire deviner un mot de passe « en béton ». Les élèves comparaient plusieurs exemples. Les combinaisons faibles tombaient en quelques secondes dans un simulateur de force. En revanche, une phrase longue, avec majuscule, chiffres et caractères spéciaux, résistait bien. Le message passait : 12 caractères minimum, pas d’informations personnelles, et un gestionnaire de mots de passe pour s’organiser.
Le jeu abordait aussi le cyberharcèlement. Une conversation fictive sur un réseau social montrait des moqueries qui s’intensifiaient. Les élèves devaient choisir la bonne réaction : ne pas répondre à chaud, conserver les preuves, alerter un adulte ou appeler le 3018. Cette mise en situation offrait une boussole claire face à la pression du groupe.
Pour terminer, une capsule vidéo rappelait les paramètres de confidentialité de base. Restreindre la visibilité aux seuls proches, choisir un pseudonyme neutre, et limiter le partage de localisation évitent des expositions inutiles. À Montauban, ces gestes simples deviennent des standards dans les classes de 6e. Le jeu, ici, sert d’accélérateur de culture commune.
Ce module ludique ne se contente pas de divertir. Il ancre des capacités que les élèves réutilisent chez eux et en cours, dès le lendemain. La progression tient à la répétition intelligente des messages et à l’alignement entre adultes et pairs. C’est ce maillage qui fait évoluer les usages.
Cybersécurité et vie privée au quotidien : outils pratiques pour un internet sûr
Faire de la protection des données une routine commence par des gestes simples. À la maison, l’activation de la double authentification sécurise déjà l’essentiel. Chaque service critique, messagerie incluse, gagne à l’activer. Sur mobile, un code long et une mise à jour régulière du système bloquent de nombreux risques. À l’école, ces bonnes pratiques se déclinent sur les ENT et les applications pédagogiques.
Ensuite, la maîtrise des publications demeure centrale. Avant de poster, une vérification rapide évite les faux pas. D’où vient l’info ? À qui profitent ces images ? Le doute raisonnable protège mieux que l’impulsion. Sur les réseaux, la limitation de la visibilité aux proches réduit l’empreinte des mineurs. En parallèle, l’adoption d’un pseudonyme neutre coupe le lien direct entre identité réelle et profil public.
La cybersécurité s’apprend aussi par l’entraînement. À Montauban, plusieurs enseignants proposent des « quarts d’heure de sécurité » mensuels. Les élèves révisent la création de mots de passe, l’analyse de mails suspects et l’usage des paramètres. Cette routine courte, mais régulière, construit une habitude collective. Avec le temps, les réflexes deviennent automatiques.
Pour simplifier l’action, une liste d’actions concrètes s’impose, facile à partager entre parents et collégiens :
- 🔐 Activer la double authentification sur les comptes clés.
- 🧩 Utiliser une phrase de passe de 12+ caractères, unique par service.
- 🛑 Vérifier l’expéditeur et les liens avant de cliquer.
- 👁️ Régler la visibilité des profils sur « amis » uniquement.
- 📵 Couper les notifications la nuit ; privilégier le mode avion.
- 🧭 En cas d’attaque ou de doute, parler à un adulte et appeler le 3018.
Enfin, l’équilibre avec la santé n’est pas un détail. Des pauses sans écran préviennent la fatigue visuelle et mentale. Le volume maîtrisé protège l’audition. Ces repères s’enseignent comme des règles d’hygiène numérique. Ils participent à un numérique responsable inscrit dans la durée.
En combinant décisions techniques et gestes attentionnés, les familles gagnent en sérénité. La cohérence entre maison et école crée un cercle vertueux. C’est cette convergence qui, à terme, consolide un internet sûr pour tous.
Écosystème éducatif à Montauban : alliances, ressources et continuité pédagogique
La réussite de Montauban tient à une gouvernance claire. L’Académie de Toulouse, via les équipes de la vie scolaire et du numérique éducatif, coordonne les actions. Les établissements s’appuient sur le programme pHARe pour gérer la prévention et le traitement des situations de harcèlement. Les associations spécialisées complètent l’appui, avec des outils concrets pour les familles et les élèves.
Le partenariat avec le groupe Orange illustre une coopération gagnant-gagnant. Des collaborateurs volontaires animent des séances, partagent des cas réels et rendent la cybersécurité tangible. Ce lien direct avec le monde professionnel montre aux élèves que la sécurité est un métier, avec des compétences recherchées. Au passage, des vocations se dessinent, notamment autour des métiers de l’analytique et de la remédiation.
Les ressources « Internet Sans Crainte » jouent aussi un rôle décisif. La « boussole des écrans » permet aux parents de clarifier les règles familiales : temps d’écran, contenus adaptés, outils de filtrage. Les écoles, de leur côté, adaptent les séquences au niveau de maturité des classes. Cette granularité évite les messages trop généraux et rend les séances beaucoup plus efficaces.
La ville favorise également des ateliers plus longs, comme des modules de trois heures sur les fondamentaux de la sécurité numérique. Ces sessions, menées en petits groupes, multiplient les échanges d’expérience. Les cas concrets, pris dans la réalité locale, offrent une pédagogie par l’exemple. Les élèves se reconnaissent dans les scénarios, donc s’engagent davantage.
Pour garder le lien, les équipes éducatives proposent des canaux pérennes. Des espaces de l’ENT rassemblent fiches pratiques, tutoriels et contacts utiles. Les parents savent ainsi où trouver la procédure pour signaler un contenu, déclarer une usurpation d’identité, ou régler un profil privé. Cette visibilité réduit le sentiment d’impuissance face à l’outil.
Ce modèle, construit à Montauban, mise sur la durée. La Journée de la Sécurité Internet sert de tremplin, puis une programmation étire l’effort sur l’année scolaire. La constance fait la différence. Les progrès se voient quand les gestes deviennent réflexes, bien au-delà d’une date symbolique.
Au final, cette architecture à plusieurs niveaux sécurise autant qu’elle émancipe. Les élèves gagnent en autonomie, les parents en visibilité, et les équipes en cohérence. Le triptyque école-famille-entreprise devient un socle fiable.
Du réflexe individuel à la culture commune : soutenir un numérique responsable toute l’année
Comment inscrire les acquis dans la durée ? À Montauban, la réponse passe par une feuille de route pratique. Chaque trimestre, un thème pilote guide les actions : identités numériques, protection des données, prévention des fraudes, éthique de l’IA générative. Cette progression structure la montée en compétence, sans surcharge. Les élèves comme les parents savent où porter l’attention.
Sur le plan scolaire, des micro-projets disciplinaires prolongent l’effort. En français, une séquence sur la rumeur et la vérification des sources. En technologie, une initiation au chiffrement et aux mots de passe. En EMC, un débat argumenté sur la vie privée et la liberté d’expression. Ce maillage renforce l’appropriation, car chaque matière éclaire une facette différente.
Le réseau local enrichit encore l’offre. Médiathèques, associations et espaces numériques proposent des permanences, des diagnostics de paramétrage et des ateliers pratiques. Des séances « parents-enfants » aident à paramétrer ensemble les applis. Ces rendez-vous créent des moments de transmission, utiles autant techniquement qu’émotionnellement.
Pour évaluer les avancées, les établissements mettent en place des indicateurs simples. Nombre d’élèves avec double authentification activée, proportion de profils privés correctement configurés, et temps moyen de réaction en cas de signalement. Ces données guident les priorités et adaptent les supports. Elles donnent aussi de la visibilité aux progrès réels.
Un personnage guide, Lina, élève de 6e, illustre cette dynamique. Après l’atelier, elle a installé un gestionnaire de mots de passe et activé la 2FA sur sa messagerie. En classe, elle a reconnu une tentative de hameçonnage et a montré la marche à suivre à ses camarades. À la maison, sa famille a ajusté les paramètres de partage et repensé la soirée sans notifications. Cette histoire n’est pas un cas isolé : elle reflète une montée en puissance collective.
Sur la durée, l’objectif est clair : une culture commune du numérique responsable. Les gestes techniques se doublent d’un regard critique, d’une éthique de la publication et d’une entraide bienveillante. À ce prix, la ville consolide un environnement numérique protecteur et ouvert, fidèle à l’ambition d’un internet sûr et inclusif.
Ressources et coordonnées utiles à Montauban
Pour aller plus loin, plusieurs canaux restent disponibles toute l’année. L’ENT académique centralise les fiches pratiques et les formulaires de signalement. La ligne 3018 de Net Écoute (e-Enfance) répond gratuitement et anonymement. Les médiathèques locales organisent des ateliers réguliers et des diagnostics sécurité. Les établissements coordonnent via le programme pHARe pour une réponse rapide et solidaire.
On en dit Quoi ?
Cette mobilisation montalbanaise montre une méthode efficace : apprendre en faisant, et répéter pour ancrer. Le mélange entre jeu, rigueur et entraide transforme la prévention en réflexes durables. À ce rythme, la sécurité numérique cessera d’être une contrainte et deviendra un levier d’émancipation pour les jeunes et leurs familles.
Que retenir de la Journée de la Sécurité Internet à Montauban ?
Des ateliers concrets, un escape game pédagogique, et un rappel des réflexes clés : mots de passe solides, double authentification, paramètres privés et appel au 3018 en cas de cyberharcèlement.
Comment aider un élève confronté au cyberharcèlement ?
Ne pas répondre à chaud, conserver des captures, alerter un adulte de confiance, et contacter le 3018 pour un accompagnement gratuit et anonyme. L’établissement active le dispositif pHARe si nécessaire.
Quelles bonnes pratiques pour protéger la vie privée d’un collégien ?
Limiter la visibilité des profils aux proches, utiliser un pseudonyme neutre, désactiver la géolocalisation par défaut, et vérifier les paramètres après chaque mise à jour d’application.
Quels outils simples déployer en famille ?
Gestionnaire de mots de passe, double authentification sur les comptes sensibles, contrôle des notifications la nuit et règles claires de temps d’écran partagées par tous.
Où trouver des ressources fiables pour l’éducation numérique ?
Sur l’ENT académique, les sites de sensibilisation comme Internet Sans Crainte, et auprès des médiathèques de Montauban qui organisent régulièrement des ateliers pratiques.
Journaliste spécialisée dans les nouvelles technologies, passionnée de gadgets et d’innovations. À 39 ans, je décrypte chaque jour l’impact du numérique sur notre quotidien et partage mes découvertes auprès d’un large public averti ou curieux.

