La dynamique du marché des chatbots d’intelligence artificielle change rapidement. Les mesures agrégées de trafic internet montrent une hausse de trafic marquée pour Gemini, tandis que ChatGPT affiche un net ralentissement. Selon des indicateurs sectoriels récents, la part de trafic web du service d’OpenAI recule, alors que l’offre de Google enregistre une forte augmentation. Ces chiffres, issus de sources d’analytics web, ne capturent toutefois pas l’usage via API, ni les applications mobiles, ce qui invite à interpréter les tendances avec méthode. Néanmoins, le signal est clair pour les acteurs du numérique et pour les directions produit: la compétition IA s’intensifie et redistribue les usages.
Cette bascule s’explique par plusieurs leviers. D’un côté, la sortie de nouvelles versions de modèles a stimulé la découverte et les tests, avec des parcours d’adoption favorisés par la distribution intégrée. De l’autre, la saisonnalité pèse sur certaines courbes, tout comme les frictions d’accès ou de tarification. Pendant ce temps, d’autres segments de marché se réorganisent: les outils d’écriture spécialisés reculent, et la recherche traditionnelle tient étonnamment bon. Ces tendances tech exigent une lecture chiffrée, mais aussi une compréhension fine des contextes d’usage. Elles imposent surtout un recentrage des stratégies sur la valeur, la qualité de réponse et la confiance.
En bref
- Gemini enregistre une hausse de trafic soutenue sur le web, portée par la curiosité produit et la distribution.
- ChatGPT affiche un ralentissement et une possible baisse d’utilisation côté visites directes de site.
- Les indicateurs de trafic internet excluent l’usage via API, mobiles et intégrations, ce qui nuance l’analyse.
- Les outils spécialisés de génération de contenu reculent, au profit d’assistants généralistes polyvalents.
- La recherche traditionnelle résiste, avec de légères baisses d’audience, mais sans cannibalisation massive.
- La compétition IA s’élargit: DeepSeek, Grok, Perplexity et Claude grappillent des points.
- Pour les équipes produit, il faut tester, mesurer l’adoption réelle et optimiser l’onboarding multi-canaux.
Ralentissement de ChatGPT : Gemini gagne du terrain
Les dernières mesures de trafic web confirment un basculement. ChatGPT demeure le leader en volume, mais sa part de marché recule. Les estimations issues d’outils de mesure comme Similarweb indiquent environ 64,5 % de part de trafic web mondial pour ChatGPT, contre environ 86 % l’an précédent. Sur douze semaines récentes, une contraction d’environ 22 % des visites est observée. L’écart reste confortable en valeur absolue, pourtant la trajectoire interpelle.
À l’inverse, Gemini accélère. Sa part de trafic web progresse de près de 5 % à environ 21,5 % en un an. Sur la même fenêtre d’observation, la plateforme affiche un bond proche de 49 %. Ce différentiel illustre un moment d’inflexion. Le lancement d’une version présentée comme plus rapide et plus robuste a servi de catalyseur. La curiosité des utilisateurs a généré une augmentation de visites, nourrie par la promesse d’une expérience plus intégrée dans l’écosystème Google.
Il faut rappeler la méthodologie. Ces pourcentages reflètent le trafic internet des sites web des assistants. Ils ne comptabilisent pas l’usage via l’API, ni les app mobiles, ni les intégrations tierces. L’adoption en entreprise peut ainsi rester invisible au radar. Malgré cette limite, le signal marché reste utile pour suivre l’attention, l’essai, et l’intérêt des nouveaux publics. D’ailleurs, les courbes de recherche et les mentions sociales corroborent souvent ces phases de découverte.
L’histoire récente des plateformes confirme ce schéma. Un pic survient après une grande annonce, puis une stabilisation s’installe. Dans ce cas, la courbe de Gemini se cale sur un plateau plus haut, tandis que ChatGPT corrige légèrement. Les parts bougent aussi car l’utilisateur moyen teste plusieurs assistants. L’abondance d’offres et le faible coût de changement favorisent cette volatilité. Les barrières à l’entrée étant faibles, le match se joue sur la qualité, la confiance et la distribution.
En somme, ce rééquilibrage signale moins une fin de cycle qu’une normalisation concurrentielle. Le passage d’une domination sans partage à une situation multipolaire semble en cours. L’issue dépendra des progrès produits et du travail sur les parcours d’usage.

Trafic web et distribution: pourquoi l’augmentation de Gemini s’accélère
La progression de Gemini tient à trois leviers combinés. Premièrement, l’effet nouveauté attire l’attention et génère une phase d’essais. Deuxièmement, l’intégration dans des parcours déjà installés abaisse la friction. Troisièmement, l’alignement produit-prix-usage encourage les rétentions courtes. Ces éléments s’observent régulièrement lors des lancers de versions majeures de services cloud et IA.
Le moteur de distribution joue ici un rôle central. L’accès via des points d’entrée familiers accroît mécaniquement les visites. Une bannière contextuelle, une suggestion dans un service connexe, ou un bouton d’essai sur une page produit peuvent déclencher un volume important. Lorsque la proposition de valeur est claire et le temps à la première réponse réduit, le taux d’adoption initial s’améliore.
L’argument performance reste décisif. Une augmentation de la vitesse de réponse, une meilleure endurance en sessions longues, et une gestion plus fiable des documents chargés créent un avantage. Les utilisateurs remarquent vite les gains de productivité. Ainsi, un cabinet de conseil fictif, NorthWave, a déplacé une partie de ses requêtes exploratoires vers l’assistant de Google pour évaluer le rendement sur les tâches de synthèse. Le test a doublé l’usage hebdomadaire dans deux équipes internes, avec des retours positifs sur la qualité perçue.
Le parcours de confiance appuie la courbe. Des contrôles de sécurité visibles, une politique de confidentialité explicitée et une explication des limites du modèle réduisent l’anxiété. Les équipes conformité apprécient aussi l’existence de paramètres d’audit et de journaux d’activité. Lorsque ces signaux convergent, les essais ponctuels deviennent des habitudes. Le trafic internet traduit alors une montée en régularité.
Effet nouveauté et effet réseau
La fenêtre de lancement concentre l’attention. Elle alimente les partages, les tutoriels, et l’écosystème de plugins. Des créateurs de contenu montrent des “playbooks” concrets. Ces récits entraînent d’autres essais. La présence sur des communautés techniques et la curation d’exemples entraînent un cercle vertueux. L’assistant plus visible capte plus d’essais, donc plus de feedback, et améliore plus vite ses parcours.
Un autre facteur réside dans la lisibilité de l’offre. Des plans clairs et une segmentation simple évitent la confusion. En phase de comparaison, la clarté l’emporte souvent sur des différences mineures de performances. Enfin, la documentation de cas d’usage spécifiques, comme la génération de rapports marketing ou la création de scripts d’automatisation, renforce la perception de valeur immédiate.
La combinaison de ces leviers explique la hausse de trafic observée. La consolidation dépendra maintenant de la capacité à convertir l’intérêt en usage qualifié et récurrent.
Baisse d’utilisation apparente de ChatGPT: saisonnalité, frictions et bascule API
La baisse d’utilisation apparente de ChatGPT sur le site web s’explique par plusieurs effets. D’abord, la saisonnalité. Les périodes de congés, notamment en fin d’année, réduisent le trafic quotidien aux niveaux d’août-septembre précédents. Les outils généralistes sont particulièrement sensibles à ces cycles. Les courbes repartent ensuite avec la reprise de l’activité académique et professionnelle.
Ensuite, des frictions d’accès ou de tarification peuvent décourager une partie des usages occasionnels. Quand un passage à un plan payant ou une limite plus stricte intervient, une part des utilisateurs se reporte vers des alternatives ouvertes. Le phénomène reste connu dans le SaaS: les contraintes imposées pour la soutenabilité financière déplacent une frange des usages exploratoires.
Un troisième facteur tient à la bascule vers l’API. De nombreuses équipes intègrent désormais des modèles IA directement dans leurs workflows. Cet usage ne remonte pas dans les statistiques de trafic internet des sites. Les volumes de requêtes se déplacent alors vers des backends et des produits tiers. Le recul perçu côté visites peut coexister avec un usage soutenu côté intégrations.
Enfin, la concurrence plus visible pousse à la comparaison active. Lorsque deux assistants se retrouvent dans le même benchmark interne, les tests s’intensifient temporairement. L’équilibre se rétablit ensuite autour des cas d’usage où chaque outil excelle. Les entreprises privilégient la fiabilité, les garanties contractuelles et la gouvernance des données.
Exemple de terrain: NeoApps et la rationalisation des usages
Une PME logicielle fictive, NeoApps, a revu sa stack IA en octobre. L’équipe a conservé ChatGPT pour le raisonnement de code et l’explication d’erreurs. Elle a ajouté Gemini pour la génération de plans de tests et la synthèse de spécifications. Les deux assistants cohabitent, mais les chemins d’accès diffèrent. Les développeurs passent par l’IDE et l’API. Les product managers utilisent surtout l’interface web pour les ateliers d’idéation et les résumés d’interviews.
Ce schéma illustre un déplacement d’usage. Les visites web baissent chez une partie des profils techniques, sans refléter la contribution réelle à la productivité. À l’inverse, la communication produit et la documentation stimulent les visites sur l’assistant introduit plus récemment. Les métriques doivent donc distinguer l’attention, l’essai, et l’adoption opérationnelle.
Au global, la photographie du marché montre moins un déclin absolu qu’une dispersion des points d’entrée. L’enjeu devient la cohérence d’expérience entre web, mobile et intégrations. Les équipes doivent aligner les signaux de valeur sur chaque canal.
Compétition IA: parts de marché en mouvement et impact sur la recherche
Le duel Gemini–ChatGPT ne se joue pas en vase clos. D’autres acteurs progressent, même modestement. Les mesures récentes créditent DeepSeek d’environ 3,7 % du trafic web, Grok d’environ 3,4 %, tandis que Perplexity et Claude gravitent autour de 2 % chacun. Ces chiffres restent faibles face aux leaders, mais ils dessinent une longue traîne active. Dans certains segments, ces assistants spécialisés séduisent par des réponses raccourcies, des citations sourcées ou des interfaces épurées.
Le rapport de force avec la recherche est scruté. Malgré l’essor des chatbots, les moteurs généralistes ne décrochent que légèrement, entre -1 % et -3 % sur un an selon des lectures de panels. L’utilisateur garde le réflexe de la requête web pour des besoins de navigation, de comparaison prix ou d’accès direct. Les assistants IA excellent sur les tâches de synthèse, de brouillons, ou de brainstorming, mais ils n’éliminent pas la recherche. Les deux circuits se complètent, avec des allers-retours fréquents.
Le financement et le modèle d’affaires influencent la compétition. Un assistant intégré à un écosystème plus large peut subsister grâce à des revenus indirects. À l’inverse, un service vertical doit justifier un abonnement. Cette tension crée des vagues de consolidation. Des partenariats émergent, des connecteurs s’ouvrent, et la valeur se déplace vers l’expérience globale: fiabilité, citations, outils de suivi de sources, et conformité sectorielle.
Les enjeux sociétaux et environnementaux entrent aussi en jeu. Les volumes de requêtes et le stockage induisent des coûts énergétiques. Les équipes DSI comparent désormais les bénéfices métier avec les impacts. Des approches d’optimisation, comme la réduction des tokens inutiles ou le caching sémantique, s’imposent progressivement. Pour approfondir les lignes de force concurrentielles, un dossier dédié sur la rivalité technologique autour de l’IA en 2026 éclaire les stratégies courantes.
Ce débat s’accompagne d’une réflexion sur les usages responsables. Les organisations tracent l’empreinte de leurs outils, rationalisent les automatismes, et contrôlent l’obsolescence documentaire. Une perspective plus large sur le numérique responsable complète utilement cette analyse, comme le montre ce focus sur numérique et écologie. À terme, l’avantage concurrentiel passera par la performance, mais aussi par la sobriété et la transparence.
La photographie concurrentielle change donc, sans rupture brutale. Les positions évoluent, tandis que les habitudes de recherche persistent. L’utilisateur choisit le bon outil pour la bonne tâche, et les parts de marché reflètent ce pragmatisme.
Feuille de route produit et marketing face aux tendances tech
Le rééquilibrage entre ChatGPT et Gemini impose une approche rigoureuse. Les indicateurs de trafic internet aident à prendre le pouls, mais l’exécution exige des mesures plus fines. Il convient d’observer l’activation par cas d’usage, le temps jusqu’à valeur, et la rétention à quatre semaines. Ces métriques reflètent mieux l’adoption réelle qu’un pic de visites.
Le premier axe consiste à réduire la friction. Un onboarding clair, des tutoriels contextuels, et un centre d’exemples accélèrent la prise en main. Le second axe vise la crédibilité: expliquer ce que fait le modèle, comment il cite, et où il échoue. Le troisième axe, souvent oublié, touche à la gouvernance: définir des politiques de données nettes et offrir des outils de supervision.
Plan d’action prioritaire
- Cartographier 10 tâches récurrentes à forte valeur. Concevoir des parcours guidés pour chacune.
- Optimiser la qualité perçue: retours structurés, indicateurs de pertinence, et boucles d’amélioration rapides.
- Diversifier les canaux: web, extensions, intégrations SaaS et API avec authentification unifiée.
- Mesurer l’adoption réelle: sessions actives, cohorte N+4 semaines, et taux de succès à la tâche.
- Travailler la confiance: citations, verrouillage des sources, et journalisation des interactions sensibles.
- Aligner coûts et usage: quotas intelligents, caching, et guidage pour limiter le gaspillage de tokens.
La communication doit se baser sur des preuves. Des démonstrations ciblées et des études de cas sectorielles parlent davantage qu’un discours générique. Un comparatif honnête, mis à jour à chaque version majeure, réduit aussi la lassitude d’évaluation. Enfin, l’équipe doit rester mobile. Le rythme d’innovation impose des itérations courtes et une veille structurée, surtout durant les phases de forte augmentation de la concurrence.
En pratique, les enseignements sont simples et exigeants: rapprocher l’assistant des gestes métier, chiffrer la valeur créée, et contrôler la dette opérationnelle. Cette discipline convertit les pics d’audience en productivité concrète.
On en dit quoi ?
Le momentum s’est déplacé vers Gemini, tandis que ChatGPT traverse une phase de ralentissement visible sur le web. Le signal reste fort, même si les chiffres ne couvrent pas l’usage API et mobile. La concurrence élargie bénéficie à l’utilisateur, qui obtient plus de choix et des améliorations rapides.
La prochaine étape se jouera sur la qualité, la confiance et la distribution. Les équipes qui mesureront l’adoption réelle, au-delà du simple trafic internet, transformeront ces tendances tech en avantage durable. En somme, le marché entre dans une ère d’exigence et de preuves mesurables, où la valeur d’usage primera sur le bruit médiatique.
Spécialiste en technologies et transformation numérique, fort d’une expérience polyvalente dans l’accompagnement d’entreprises vers l’innovation et la dématérialisation. Âgé de 26 ans, passionné par l’optimisation des processus et la gestion du changement.

