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Douane et DGCCRF unissent leurs forces pour sécuriser les achats en ligne grâce à un nouveau pacte

la douane et la dgccrf s'associent pour renforcer la sécurité des achats en ligne grâce à un nouveau pacte innovant, protégeant ainsi les consommateurs contre les fraudes et les risques.
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Le règlement européen sur la sécurité générale des produits s’applique depuis le 13 décembre 2024 aux ventes physiques et numériques. Dans ce cadre renforcé, la Douane et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes coordonnent davantage leurs contrôles. Leur nouveau pacte cible notamment les marchandises dangereuses, les contrefaçons, les vendeurs difficiles à identifier et les offres trompeuses diffusées par le commerce électronique.

Cette collaboration renouvelle un accord conclu en 2017 entre deux administrations aux compétences complémentaires. La Direction générale des douanes et droits indirects, ou DGDDI, intervient sur les flux de marchandises, les importations et les infractions douanières. La DGCCRF surveille la loyauté des transactions, la conformité des produits et la protection des consommateurs. L’échange automatisé d’informations, les formations communes et la coordination des enquêtes doivent raccourcir le délai entre la détection d’un risque et son traitement. Les places de marché, les vendeurs professionnels et les opérateurs logistiques se trouvent directement concernés. Pour l’acheteur, cette organisation doit réduire l’exposition aux articles interdits ou mal étiquetés, sans remplacer les vérifications indispensables avant une commande.

En Bref

  • La Douane et la DGCCRF renforcent leur coopération pour mieux surveiller les achats en ligne et les importations.
  • Le protocole renouvelle l’accord de 2017 et organise un partage plus rapide des données utiles aux contrôles.
  • Les priorités couvrent les produits dangereux, les contrefaçons, les offres trompeuses et les vendeurs insuffisamment identifiés.
  • Les plateformes numériques doivent faciliter la traçabilité des professionnels et retirer les annonces illicites signalées.
  • Le contrôle public réduit les risques, mais l’acheteur doit encore vérifier l’identité du vendeur, le prix et les conditions de retour.

Douane et DGCCRF : un nouveau pacte pour encadrer le commerce électronique

Le 14 septembre 2026, Sarah Lacoche pour la DGCCRF et Florian Colas pour la DGDDI ont signé un protocole renouvelant leur coopération. Cet accord adapte leurs méthodes à un marché où une commande peut être passée en France, encaissée dans un autre État et expédiée depuis un entrepôt extérieur à l’Union européenne. Cette fragmentation complique l’identification du responsable, surtout lorsque la plateforme, le vendeur et le transporteur appartiennent à des sociétés distinctes.

Le rapprochement ne fusionne pas les deux administrations. Chacune conserve ses pouvoirs, ses procédures et ses agents spécialisés. La Douane contrôle les marchandises franchissant les frontières, vérifie les déclarations et recherche les importations prohibées. Elle peut examiner la nature, la valeur, l’origine ou le classement d’un produit. La DGCCRF agit sur la conformité, l’information commerciale, les pratiques trompeuses et la sécurité proposée au consommateur.

Une répartition des rôles adaptée aux parcours numériques

Une offre publiée sur une place de marché peut soulever plusieurs problèmes simultanés. Un chargeur électrique peut présenter un défaut de sécurité, afficher un marquage irrégulier et entrer sur le territoire avec une déclaration inexacte. Un contrôle isolé ne suffit alors pas toujours à reconstituer la chaîne. La transmission du dossier vers l’administration compétente évite de recommencer chaque vérification depuis le début.

Le protocole organise cette circulation des renseignements. Les données douanières peuvent révéler une hausse inhabituelle des colis associés à un opérateur. Les investigations de la DGCCRF peuvent, de leur côté, faire apparaître un vendeur récurrent ou une famille de références non conformes. Le croisement de ces signaux permet de hiérarchiser les inspections selon le risque, au lieu de traiter chaque envoi comme un événement sans contexte.

Cette approche concerne particulièrement les petits colis. Leur nombre, leur faible valeur unitaire et leur dispersion rendent le contrôle exhaustif impossible. Les services doivent donc sélectionner les envois à examiner à partir de critères opérationnels : incohérence documentaire, provenance sensible, catégorie de produit surveillée, historique du professionnel ou rapprochement avec une alerte européenne. La sélection reste suivie d’un examen humain lorsqu’une mesure coercitive est envisagée.

Des formations et des enquêtes menées en commun

Le texte prévoit également des actions de formation conjointes. Un agent chargé du contrôle douanier doit reconnaître les principaux indices d’une non-conformité technique. Un enquêteur spécialisé dans la consommation gagne, pour sa part, à comprendre les documents d’importation et le fonctionnement d’une chaîne logistique. Ce socle commun facilite l’emploi d’un vocabulaire identique et limite les erreurs d’orientation.

Les opérations coordonnées peuvent associer une surveillance en ligne à une inspection physique. Les agents repèrent d’abord des annonces présentant un prix anormal, des photographies ambiguës ou des informations légales incomplètes. La Douane peut ensuite cibler les flux correspondants. Des prélèvements et essais permettent enfin d’établir si le produit respecte les exigences applicables avant une demande de retrait ou une procédure contentieuse.

Le renouvellement de l’accord conclu en 2017 traduit aussi l’évolution des outils. Les plateformes produisent des volumes importants de données structurées : identifiant du vendeur, pays d’expédition, référence de l’article, historique des annonces et parfois opérateur de paiement. Exploitées dans un cadre légal, ces informations améliorent la détection des réseaux utilisant plusieurs boutiques pour commercialiser les mêmes marchandises.

La coopération repose donc sur une chaîne précise : détecter, rapprocher, contrôler, qualifier l’infraction puis agir. Cette méthode intéresse directement la protection des consommateurs, car un retrait effectué à la source évite que chaque acheteur doive signaler séparément le même article. Le protocole fournit aux administrations un cadre stable pour conduire ces opérations et documenter leurs résultats.

Achats en ligne : les fraudes et produits dangereux visés par les contrôles

Les risques du commerce électronique dépassent largement la livraison d’un article différent de celui commandé. Les administrations recherchent des objets susceptibles de provoquer un dommage, des contrefaçons, des produits interdits et des offres qui dissimulent l’identité réelle du vendeur. Elles surveillent aussi les allégations commerciales, les réductions artificielles et les informations omises sur les garanties ou le droit de rétractation.

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Les secteurs sensibles incluent les jouets, les appareils électriques, les cosmétiques, les équipements de protection et certains accessoires automobiles. Un jouet peut contenir de petites pièces non signalées. Un adaptateur secteur peut surchauffer en raison d’une isolation insuffisante. Un cosmétique vendu sans liste d’ingrédients prive l’acheteur d’une information utile et peut échapper aux obligations de traçabilité.

La conformité ne se limite pas au marquage CE

Le marquage CE apparaît sur de nombreux produits soumis à une législation européenne harmonisée. Il ne constitue pas un certificat délivré systématiquement par une administration. Le fabricant déclare que son produit respecte les exigences applicables et doit pouvoir présenter une documentation technique. Selon la catégorie concernée, l’intervention d’un organisme notifié peut être obligatoire avant la mise sur le marché.

Une simple photographie du symbole dans une annonce ne prouve donc rien. Les contrôleurs examinent sa cohérence avec le produit, l’identité de l’opérateur responsable, les notices, les avertissements et les documents techniques. Ils peuvent faire réaliser des essais en laboratoire. Une non-conformité formelle, comme une adresse manquante, ne présente pas le même niveau de danger qu’un défaut électrique, mais elle gêne la traçabilité et doit être corrigée.

Le règlement européen 2023/988 sur la sécurité générale des produits impose notamment des exigences adaptées aux ventes à distance. Une offre en ligne doit fournir des informations permettant d’identifier le fabricant et le produit, avec les avertissements pertinents. Lorsqu’un fabricant se trouve hors de l’Union, les coordonnées de la personne responsable établie dans l’Union prennent une importance particulière. Le texte est consultable sur EUR-Lex.

Contrefaçon, fausse promotion et abonnement dissimulé

La contrefaçon porte atteinte à un droit de propriété intellectuelle et peut aussi exposer l’acheteur à un risque matériel. Un faux chargeur ou une batterie imitant une marque connue ne bénéficie pas nécessairement des mêmes composants ni des mêmes essais. Les agents des douanes peuvent retenir une marchandise suspecte afin que le titulaire de droits examine la situation selon la procédure applicable.

Les pratiques trompeuses suivent une autre logique juridique. Elles peuvent concerner un faux prix de référence, une origine inventée, un avis présenté comme authentique ou une caractéristique technique exagérée. Un produit réellement livré peut donc rester problématique si la décision d’achat a reposé sur une information fausse. La DGCCRF analyse l’ensemble du parcours, depuis l’annonce jusqu’aux modalités du service après-vente.

Certains sites transforment aussi une commande ponctuelle en abonnement. Le bouton de paiement, les conditions tarifaires et la périodicité doivent être présentés sans ambiguïté. Une somme faible prélevée au départ peut masquer des débits réguliers. Le rôle du pacte apparaît lorsqu’un même réseau vend des articles importés, exploite plusieurs domaines internet et change rapidement de dénomination commerciale.

Les contrôles portent également sur les rappels. Lorsqu’un article déjà vendu révèle un danger, l’opérateur doit pouvoir retrouver les références concernées et informer les clients. Les plateformes disposent souvent d’éléments permettant de contacter les acheteurs. Une collaboration structurée aide à relier une alerte produit aux importations, aux annonces actives et aux transactions réalisées.

  • Vérifier le nom et l’adresse du vendeur avant le paiement.
  • Comparer le prix avec celui pratiqué sur plusieurs canaux fiables.
  • Rechercher les avertissements, la référence et les caractéristiques techniques.
  • Contrôler les frais, le délai de livraison et le pays d’expédition.
  • Conserver l’annonce, la facture et les échanges avec le professionnel.
  • Éviter un paiement imposé par virement vers un compte sans lien apparent.

Ces vérifications n’offrent pas une garantie absolue. Elles produisent néanmoins des éléments utiles pour contester une transaction ou transmettre un signalement. Les informations conservées peuvent être comparées à celles d’autres dossiers et contribuer à identifier une série d’offres liées au même opérateur.

La lutte contre la fraude combine donc des critères techniques, commerciaux et logistiques. Cette lecture globale distingue une erreur ponctuelle d’un dispositif organisé et facilite le choix d’une mesure proportionnée, du rappel volontaire à la saisie ou à la sanction.

Partage de données et outils numériques au service du contrôle douanier

Le commerce numérique produit des traces nombreuses, mais leur exploitation exige une organisation rigoureuse. Une référence de produit peut changer d’un site à l’autre, tandis qu’un même vendeur utilise plusieurs noms commerciaux. Les adresses logistiques, numéros d’entreprise, coordonnées de paiement et descriptions d’articles servent alors à établir des rapprochements. Le nouveau pacte donne un cadre opérationnel à ces échanges entre services.

L’automatisation ne signifie pas qu’un algorithme décide seul d’une saisie ou d’une sanction. Elle facilite le classement de volumes trop importants pour une lecture manuelle. Une règle peut repérer une multiplication d’envois sous-évalués ou une succession d’annonces reprenant les mêmes images. Les agents vérifient ensuite la pertinence du signal et réunissent les preuves nécessaires.

Du signal numérique à l’inspection du colis

Le parcours commence souvent par une anomalie. Une place de marché reçoit un signalement, une administration observe une référence dangereuse ou un service douanier découvre un article non déclaré correctement. L’information doit être associée à des identifiants exploitables : vendeur, produit, pays d’origine, entrepôt, transporteur ou destinataire professionnel. Sans normalisation, les rapprochements restent lents et produisent davantage de doublons.

Les données structurées permettent de cibler un lot plutôt qu’une annonce isolée. Si plusieurs boutiques proposent le même appareil avec une notice identique et un expéditeur commun, les services peuvent rechercher le point de concentration logistique. Une intervention dans un entrepôt présente parfois un meilleur rendement que la vérification de centaines de colis déjà dispersés.

Étape du contrôle Information mobilisée Administration principalement concernée Action possible
Repérage en ligne Annonce, identité du vendeur, prix, avis et référence DGCCRF Demande d’information ou enquête
Analyse du flux Origine, valeur déclarée, nature et fréquence des envois Douane Ciblage et inspection
Examen technique Étiquetage, notice, composition et résultats d’essais Services compétents coordonnés Retrait, rappel ou interdiction
Traitement du réseau Liens entre boutiques, entrepôts et opérateurs DGCCRF et DGDDI Enquête conjointe et transmission judiciaire

Le tableau montre la complémentarité des responsabilités. Une administration peut initier le dossier sans en traiter seule toutes les dimensions. Les résultats techniques, documents commerciaux et renseignements logistiques forment un ensemble probatoire. Leur qualité détermine la capacité des services à contester les explications d’un opérateur ou à établir la répétition d’une pratique.

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Protection des données et traçabilité des consultations

Le partage d’informations doit respecter le droit applicable aux données personnelles et le secret professionnel. Tous les agents n’ont pas besoin d’accéder à chaque élément. Les systèmes peuvent appliquer des habilitations selon la mission, conserver un journal des consultations et limiter la durée de stockage. Cette gouvernance réduit les accès injustifiés tout en maintenant l’utilité opérationnelle.

La qualité des données constitue un autre point sensible. Une adresse incomplète, un numéro mal saisi ou une traduction automatique défectueuse peut associer deux entités sans rapport. Les outils de rapprochement doivent donc afficher les critères utilisés et permettre une correction. Un score de risque oriente le contrôle ; il ne remplace ni la vérification documentaire ni l’examen du produit.

Les plateformes jouent aussi un rôle dans cette chaîne numérique. Le règlement sur les services numériques, applicable à l’ensemble des intermédiaires concernés depuis le 17 février 2024, prévoit des obligations de traçabilité pour les vendeurs professionnels présents sur les places de marché. La Commission européenne présente ces règles sur son portail consacré au Digital Services Act.

Ces obligations facilitent l’identification d’un professionnel, mais elles ne suppriment pas les tentatives de dissimulation. Des documents peuvent être falsifiés et des comptes réapparaître sous une autre identité. L’analyse de liens techniques ou logistiques aide à détecter ces réinscriptions. Elle doit rester justifiée, documentée et soumise aux règles de procédure.

Le protocole peut également favoriser des tableaux de bord communs. Ceux-ci indiquent les familles de produits contrôlées, les suites données et les délais de traitement. Des indicateurs mal conçus encourageraient une course au volume. Les mesures utiles portent plutôt sur la gravité des risques écartés, la répétition des infractions et la capacité à interrompre une chaîne de distribution.

La modernisation recherchée repose finalement sur l’interopérabilité des outils et la fiabilité des informations. Lorsque les systèmes communiquent correctement, un signalement documenté devient plus vite une opération ciblée. Cette réduction du délai améliore les chances d’intervenir avant l’écoulement complet d’un stock litigieux.

Plateformes et vendeurs : les obligations renforcées pour sécuriser les commandes

Les places de marché occupent une position centrale entre les professionnels et leurs clients. Elles hébergent les annonces, organisent la recherche, facilitent souvent le paiement et conservent des informations sur les transactions. Cette maîtrise technique leur donne une capacité d’intervention rapide lorsqu’une autorité signale un article illicite. Le cadre européen précise leurs responsabilités sans les assimiler automatiquement au fabricant de chaque produit.

Avant d’autoriser un professionnel à vendre, une plateforme doit recueillir certaines informations permettant de l’identifier. L’objectif consiste à réduire la présence de comptes anonymes ou impossibles à joindre. Les coordonnées fournies doivent faire l’objet de vérifications raisonnables. Une interface bien conçue évite aussi de publier une offre tant que les champs réglementaires essentiels restent incomplets.

Le retrait d’une annonce ne suffit pas toujours

Lorsqu’un produit dangereux est détecté, désactiver sa page constitue une première mesure. Des unités peuvent déjà se trouver dans les entrepôts, en transport ou chez des consommateurs. La plateforme et le vendeur doivent alors exploiter l’historique des commandes afin d’identifier les destinataires concernés. Le message de rappel doit désigner clairement la référence, expliquer le risque et indiquer la procédure proposée.

Une annonce supprimée peut aussi réapparaître avec un titre modifié. La reconnaissance des images, la comparaison des descriptions et l’analyse des identifiants techniques contribuent à repérer ces duplications. La surveillance doit intégrer une validation humaine, car deux produits visuellement proches ne présentent pas toujours la même origine ou la même conformité.

Les vendeurs conservent leurs propres responsabilités. Ils doivent connaître les règles correspondant à la catégorie commercialisée, fournir les informations obligatoires et conserver les justificatifs. Importer directement un produit depuis un pays tiers peut leur attribuer un rôle plus étendu qu’une simple revente. L’étiquette apposée par le fabricant n’écarte pas l’obligation de vérifier la cohérence des documents.

Un cas pratique fondé sur une chaîne de vente type

Une boutique numérique propose un mini-projecteur expédié depuis un entrepôt situé dans l’Union. L’annonce indique une marque inconnue, une forte remise et une livraison sous trois jours. Le stock a pourtant été importé depuis un pays tiers par un opérateur distinct. Une série de réclamations fait état d’une surchauffe du bloc d’alimentation.

La DGCCRF peut demander les informations relatives au vendeur, examiner la présentation commerciale et obtenir un échantillon. La Douane peut rechercher les déclarations associées aux lots importés, leur origine et l’identité de l’importateur. Des essais techniques établissent ensuite la nature du défaut. Si le risque est confirmé, les autorités peuvent coordonner le retrait des annonces, le rappel des unités vendues et le contrôle des stocks.

Ce scénario montre pourquoi une collaboration formalisée accélère l’enquête. Le site visible par l’acheteur ne révèle pas nécessairement l’entreprise ayant introduit la marchandise sur le marché européen. Les documents douaniers et les données transactionnelles réunissent les différentes parties de la chaîne. Ils permettent aussi de déterminer si d’autres boutiques ont reçu le même lot.

La prévention peut intervenir dès la conception de la plateforme. Des champs obligatoires structurent la marque, le modèle, l’identité du fabricant et les avertissements. Un contrôle automatique signale une incohérence manifeste, par exemple une tension électrique incompatible avec la fiche technique. L’équipe de conformité examine ensuite les cas qui nécessitent une interprétation réglementaire.

Le règlement européen 2019/1020, applicable dans ses principales dispositions depuis le 16 juillet 2021, a renforcé la surveillance du marché et le cadre applicable aux produits provenant de pays tiers. Il insiste notamment sur l’existence d’un opérateur économique établi dans l’Union pour différentes catégories de produits. Le texte officiel figure sur EUR-Lex.

Les entreprises ont donc intérêt à relier leurs équipes juridiques, techniques et logistiques. Un service de conformité isolé reçoit les incidents trop tard. Des procédures internes peuvent suspendre rapidement une référence, préserver les preuves et transmettre un dossier exploitable aux autorités. Cette organisation réduit aussi le risque qu’un retrait soit contourné par un compte associé.

Le pacte entre la Douane et la DGCCRF augmente la probabilité qu’une irrégularité détectée sur une interface conduise à l’examen du flux physique correspondant. Les plateformes et professionnels doivent préparer des données exactes, accessibles et cohérentes avec leurs opérations réelles.

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Protection des consommateurs : les réflexes utiles avant et après un achat en ligne

Le renforcement des contrôles publics ne dispense pas l’acheteur d’examiner l’offre. Une page soignée peut masquer une société sans adresse vérifiable, tandis qu’un prix très bas peut correspondre à un produit différent de celui présenté. Quelques contrôles simples réduisent l’exposition au risque et facilitent les démarches si la commande pose problème.

L’identité du vendeur constitue le premier point à vérifier. Une place de marché accueille parfois plusieurs professionnels sur une même fiche produit. Le nom de la plateforme n’est donc pas toujours celui du cocontractant. Les mentions légales, l’adresse, les coordonnées et les conditions générales doivent être accessibles avant le paiement. Une adresse située dans l’Union simplifie généralement l’exercice de certains recours, sans garantir à elle seule la fiabilité de l’offre.

Analyser l’annonce avant de payer

Le prix doit être comparé à celui de produits équivalents. Une différence importante peut s’expliquer par une promotion, un modèle ancien ou l’absence d’un accessoire. Elle peut également signaler une contrefaçon ou une offre mensongère. L’acheteur doit regarder la référence exacte plutôt que la seule photographie, souvent utilisée pour plusieurs versions d’un appareil.

Les caractéristiques techniques méritent la même attention. Pour un chargeur, la puissance, la tension et les connecteurs doivent correspondre à l’équipement. Pour un jouet, l’âge recommandé et les avertissements permettent d’évaluer l’usage prévu. La traduction approximative d’une notice, l’absence de fabricant ou des spécifications contradictoires justifient une prudence accrue.

Les avis clients apportent des indices, mais leur note moyenne ne suffit pas. Des commentaires publiés sur une courte période, répétant les mêmes formulations, peuvent manquer d’authenticité. Les avis détaillant la durée d’utilisation, la livraison et le service après-vente offrent davantage de contexte. Les critiques portant sur un autre produit révèlent parfois qu’une ancienne fiche a été réutilisée.

Conserver des preuves et utiliser les bons canaux

Une capture de l’annonce garde la trace du prix, des promesses et de l’identité affichée. La facture, le courriel de confirmation et le suivi de livraison complètent le dossier. Si le produit reçu diffère de la commande, des photographies de l’emballage, de l’étiquette et de la référence facilitent la discussion avec le vendeur ou l’intermédiaire de paiement.

  1. Contacter le vendeur par le canal écrit proposé sur le site.
  2. Utiliser la procédure de litige de la plateforme dans le délai indiqué.
  3. Demander à la banque les options disponibles en cas de paiement frauduleux.
  4. Signaler une pratique trompeuse via SignalConso lorsque la situation relève de la consommation.
  5. Alerter les services compétents si l’article semble dangereux ou contrefait.

Un article présentant un danger ne doit plus être utilisé. Un appareil qui chauffe anormalement doit être débranché dans des conditions sûres, puis conservé avec ses accessoires si les autorités ou le vendeur demandent un examen. Le jeter immédiatement peut supprimer des éléments nécessaires à l’identification du lot. Les consignes d’un éventuel rappel restent prioritaires.

Le droit de rétractation applicable à de nombreuses ventes à distance est généralement de quatorze jours dans l’Union européenne, avec des exceptions prévues par la loi. Il se distingue de la garantie légale de conformité et d’un signalement de sécurité. L’acheteur doit donc choisir la démarche correspondant au problème : changement d’avis, article défectueux, non-livraison ou danger.

La protection des consommateurs dépend aussi de la rapidité du signalement. Une description précise doit indiquer la référence, le vendeur, la plateforme, la date de commande et le défaut observé. Les formulations générales ralentissent l’analyse. Une photographie nette du numéro de lot peut relier le dossier à d’autres incidents et soutenir une opération de contrôle.

Ce que le pacte change concrètement pour le public

L’accord ne crée pas une garantie publique couvrant toutes les commandes. Il améliore la circulation d’informations entre les services lorsque le dossier mêle importation, sécurité et tromperie commerciale. Un signalement adressé à la DGCCRF peut désormais être rapproché plus efficacement de données relatives à un flux contrôlé par la Douane.

Cette articulation augmente la portée d’une réclamation documentée. Le cas individuel peut révéler un lot, un vendeur utilisant plusieurs comptes ou une déclaration d’importation incohérente. L’administration dispose alors d’éléments pour traiter le phénomène à une échelle plus large. Les consommateurs bénéficient indirectement des retraits, rappels et enquêtes déclenchés grâce à ces recoupements.

On en dit Quoi ?

Le nouveau pacte répond à une faiblesse concrète du commerce électronique : la séparation entre l’interface de vente et le parcours physique du produit. La DGCCRF voit l’annonce, les pratiques commerciales et les réclamations, tandis que la Douane observe les importations et les opérateurs logistiques. Leur coopération permet de relier ces informations plus rapidement. Son efficacité dépendra de la qualité des données échangées, de la capacité à contrôler les petits colis et de la réactivité des plateformes lors d’un retrait ou d’un rappel.

Pour l’acheteur, la méthode la plus efficace reste structurée. Il faut identifier le professionnel, contrôler la référence, conserver les preuves et signaler précisément l’incident. Ces gestes complètent l’action administrative et fournissent les éléments nécessaires pour relier une commande problématique à une fraude plus étendue.

Quel est le rôle de la Douane dans les achats en ligne ?

La Douane surveille les marchandises qui franchissent les frontières, vérifie les déclarations d’importation et recherche notamment les produits interdits, sous-évalués ou susceptibles de porter atteinte à des droits de propriété intellectuelle. Elle peut cibler et inspecter des colis selon une analyse de risque.

Dans quels cas faut-il effectuer un signalement auprès de la DGCCRF ?

Un signalement est pertinent face à une pratique commerciale trompeuse, une information obligatoire absente, un problème de conformité ou un produit potentiellement dangereux. SignalConso permet de transmettre un dossier comprenant le vendeur, la référence, la date d’achat et les preuves disponibles.

Le marquage CE garantit-il qu’un produit vendu en ligne est sûr ?

Le marquage CE indique que le fabricant déclare respecter les exigences européennes applicables au produit. Il ne correspond pas toujours à une certification préalable délivrée par une autorité. Les documents techniques, la traçabilité, les avertissements et les résultats d’essais restent déterminants.

Que faire lorsqu’un produit acheté en ligne paraît dangereux ?

Il convient d’arrêter son utilisation, de conserver l’article et son emballage dans des conditions sûres, puis de contacter le vendeur ou la plateforme. La référence, le numéro de lot, les photographies et la facture doivent accompagner le signalement transmis aux services compétents.

Le nouveau pacte protège-t-il automatiquement toutes les commandes ?

Non. Le protocole améliore la coordination des enquêtes et le partage d’informations entre la Douane et la DGCCRF. Il ne remplace ni les obligations des vendeurs et des plateformes ni les vérifications réalisées par le consommateur avant le paiement.

Paul

Spécialiste en technologies et transformation numérique, fort d’une expérience polyvalente dans l’accompagnement d’entreprises vers l’innovation et la dématérialisation. Âgé de 26 ans, passionné par l’optimisation des processus et la gestion du changement.

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