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Microsoft unifie ses applications Copilot : découvrez les nouveautés à venir

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Deux applications Copilot doivent converger à partir du 18 août 2026 afin de proposer une interface commune aux comptes personnels, professionnels et scolaires. Microsoft conservera le nom Microsoft Copilot, modifiera son identité visuelle et réunira les contenus associés à chaque profil dans un espace unique. Cette unification concerne l’ancien assistant destiné au grand public et Microsoft 365 Copilot, davantage tourné vers la productivité. Les conversations et fichiers resteront séparés selon le compte utilisé, tandis qu’un sélecteur permettra de passer d’un environnement à l’autre. La mise à jour ne se limitera donc pas à une nouvelle icône : elle réorganisera la navigation, le stockage des documents et l’accès aux outils liés à Word, Excel ou Outlook.

La simplification aura aussi une contrepartie. Group Chat, Podcasts, Deep Research et Copilot Labs doivent disparaître sous leur forme existante. Mico, le personnage animé associé à Copilot Voice, sera transféré vers Learn Live. Microsoft prépare parallèlement une expérience plus large, qualifiée de « super app » par Satya Nadella, qui doit couvrir les usages personnels, professionnels et liés au code. Ce chantier illustre une stratégie précise : réduire la fragmentation de l’intelligence artificielle maison tout en installant Copilot comme point d’entrée central vers les services Microsoft.

En Bref

  • Microsoft Copilot et Microsoft 365 Copilot seront réunis dans une application portant le nom Microsoft Copilot.
  • La connexion acceptera trois catégories de comptes : personnel, professionnel et scolaire.
  • Les espaces associés à chaque identité resteront cloisonnés, sans transfert automatique des données entre comptes.
  • Quatre fonctions sont concernées par un retrait : Group Chat, Podcasts, Deep Research et Copilot Labs.
  • Les fichiers créés avec l’application autonome doivent être transférés vers OneDrive.
  • Le déploiement progressif nécessitera une mise à jour de l’application sur les appareils mobiles.

Microsoft Copilot unifié : une interface commune pour toutes les applications

Microsoft, dans sa page d’assistance consacrée à l’application unifiée et dont la date de publication n’est pas indiquée, décrit une convergence entre Microsoft Copilot et Microsoft 365 Copilot. Les deux logiciels coexistent encore avec des interfaces, des fonctions et des publics différents. Cette organisation entretient une confusion compréhensible : leur nom est proche, leur icône partage les mêmes codes graphiques et leurs capacités de conversation reposent sur une technologie apparentée.

L’application unifiée doit corriger cette fragmentation. Le nom Microsoft Copilot deviendra la désignation principale, quelle que soit la nature du compte connecté. Le changement doit également toucher l’icône et plusieurs éléments de navigation. Un particulier pourra ouvrir son assistant personnel, tandis qu’un salarié ou un étudiant retrouvera les outils autorisés par son organisation depuis le même logiciel.

Une migration différente selon le profil Copilot utilisé

Les personnes qui utilisent uniquement Microsoft Copilot avec un compte personnel basculeront vers la nouvelle version. Leurs conversations et les contenus compatibles doivent suivre la migration. Le fonctionnement quotidien restera donc familier, même si l’organisation des menus et l’apparence générale évolueront.

Le scénario diffère pour les utilisateurs de Microsoft 365 Copilot connectés avec une identité personnelle. Ils verront la navigation et l’icône changer, puis bénéficieront de Copilot Chat sans coût additionnel. L’accès gratuit conservera des limites d’usage variables, notamment pour les traitements exigeant davantage de ressources ou pour les fonctions disponibles en priorité avec un abonnement Microsoft 365.

Les personnes ayant installé les deux applications retrouveront leurs espaces au même endroit. Le regroupement réduira le nombre de logiciels nécessaires sur un ordinateur ou un smartphone. Les contenus ne seront pas fusionnés dans une bibliothèque générale : ils resteront associés à l’identité qui a servi à les créer.

Sur un compte professionnel ou scolaire, l’évolution visible portera surtout sur le nom, l’icône et certains composants de l’interface. Les fonctions disponibles continueront de dépendre des licences attribuées par l’entreprise ou l’établissement. Une organisation disposant de Microsoft 365 Copilot conservera donc des capacités différentes de celles proposées avec le simple accès à Copilot Chat.

Une navigation pensée comme un portail de productivité

L’unification permet à Microsoft de transformer Copilot en point d’accès vers son écosystème bureautique. Les abonnés Microsoft 365 garderont des plafonds supérieurs ainsi que des raccourcis vers Word, Excel et Outlook. Cette articulation donne une place centrale à l’assistant dans la création de documents, l’analyse de données et la préparation de courriels.

Un usage concret consiste à demander une synthèse dans Copilot, puis à reprendre le résultat dans Word. Un autre peut commencer par l’analyse d’un tableau et se poursuivre dans Excel, sous réserve des droits du compte. L’utilisateur aura moins de changements d’interface à gérer et pourra identifier plus facilement les services compris dans sa formule.

Cette évolution rejoint la stratégie décrite dans l’analyse sur Microsoft Copilot et la productivité. L’assistant cherche à relier la conversation, les fichiers et les logiciels de travail. La réussite technique dépendra notamment de la continuité entre ces éléments et de la lisibilité des limites appliquées à chaque abonnement.

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La nouvelle application conservera donc plusieurs niveaux de service sous une identité visuelle commune. Cette approche réduit la confusion liée aux installations multiples, mais elle oblige Microsoft à afficher clairement le compte actif, la licence utilisée et l’emplacement où chaque fichier sera enregistré.

Comptes personnels et professionnels : comment Microsoft protège la séparation des données

Le regroupement de plusieurs applications dans un logiciel commun soulève un enjeu concret : éviter qu’un document d’entreprise apparaisse dans un espace personnel. Microsoft maintient pour cette raison son sélecteur de compte. Chaque conversation, fichier et autorisation restera rattaché au profil qui l’a créé, même si l’utilisateur passe d’une identité à l’autre depuis la même interface.

Cette séparation concerne les comptes personnels, professionnels et scolaires. Une adresse Microsoft grand public peut donner accès aux fonctions gratuites ou à celles incluses dans un abonnement individuel. Une identité gérée par une organisation applique les règles définies par son administrateur, notamment les politiques de connexion, de conservation et de partage.

Le sélecteur de compte devient un composant sensible

Dans un environnement unifié, l’indication du compte actif doit rester visible. Un salarié peut utiliser le même ordinateur pour préparer une présentation professionnelle et organiser des documents privés. Si l’interface masque l’identité sélectionnée, un contenu risque d’être créé dans le mauvais espace ou enregistré dans une bibliothèque inadaptée.

Microsoft indique qu’aucune donnée ne circulera automatiquement entre les environnements personnel et professionnel. Les contrôles de sécurité appliqués par les organisations doivent également rester inchangés. L’unification porte sur le logiciel utilisé, sans créer de répertoire partagé entre toutes les identités.

Cette distinction possède une portée opérationnelle. Une entreprise peut désactiver certaines extensions, imposer une authentification renforcée ou limiter l’accès depuis un appareil non administré. Ces paramètres resteront liés au compte de travail. Le fait d’ouvrir Copilot depuis une application commune ne supprimera ni les politiques internes ni les restrictions attachées à la licence.

Les utilisateurs devront néanmoins surveiller l’indicateur de profil avant de lancer une requête contenant des informations sensibles. Une consigne commerciale, un contrat ou une feuille de calcul interne doit être traité depuis l’espace autorisé par l’employeur. Cette vigilance concerne aussi les fichiers joints et les résultats exportés vers les applications Microsoft 365.

OneDrive récupère les fichiers de l’application autonome

Le stockage constitue un autre changement important. Les fichiers produits dans l’application Copilot autonome doivent être transférés vers OneDrive. Ce choix rapproche la génération de contenu du système documentaire déjà utilisé par Word, Excel et PowerPoint. Il facilite aussi l’accès depuis plusieurs appareils connectés au même compte.

La migration vers OneDrive peut modifier les habitudes de classement. Un document précédemment visible dans une bibliothèque interne à Copilot pourra rejoindre l’arborescence du stockage en ligne. Les utilisateurs gagneront à vérifier le dossier de destination, le nom du fichier et les personnes disposant d’un droit d’accès.

Dans un contexte professionnel, OneDrive peut être administré par l’organisation. Les règles de partage, la durée de conservation et la synchronisation locale peuvent donc différer de celles d’un espace personnel. L’interface devra signaler de manière explicite quel environnement héberge le document afin de limiter les erreurs de manipulation.

Les administrateurs informatiques ont intérêt à préparer une communication simple comprenant trois éléments : le calendrier interne de déploiement, les comptes autorisés et les emplacements de stockage. Cette méthode réduit les demandes d’assistance et permet de rappeler les règles concernant les données confidentielles. Elle s’inscrit dans les pratiques présentées dans ce dossier consacré à l’intelligence artificielle en entreprise.

La mise à jour ne modifie donc pas automatiquement la gouvernance déjà appliquée à Microsoft 365. Son principal effet sera de concentrer davantage d’usages dans une seule interface, ce qui augmente l’importance des indicateurs de compte, des messages d’autorisation et des réglages de stockage.

Une démonstration de l’interface unifiée permettra notamment de contrôler la visibilité du profil actif et la place accordée aux documents OneDrive. Ces deux éléments auront davantage d’impact sur les usages quotidiens qu’un simple changement d’icône.

Fonctionnalités Copilot supprimées : Group Chat, Podcasts, Deep Research et Labs

La fusion des applications s’accompagnera du retrait de plusieurs services. Quatre fonctionnalités sont explicitement concernées : Group Chat, Podcasts, Deep Research et Copilot Labs. Le personnage Mico quittera aussi Copilot Voice. Ces suppressions montrent que Microsoft rationalise son offre en même temps qu’il rassemble ses interfaces.

Les conséquences ne seront pas identiques pour chaque outil. Certains contenus déjà créés resteront consultables, alors que d’autres risquent de devenir partiellement inaccessibles. Une sauvegarde préalable est donc recommandée pour les utilisateurs ayant exploité les fonctions collaboratives, audio ou expérimentales.

Les contenus à sauvegarder avant la migration

  • Podcasts : les fichiers audio à conserver doivent être téléchargés depuis la bibliothèque Copilot.
  • Group Chat : les messages importants peuvent être copiés et les médias envoyés par les autres participants doivent être enregistrés localement.
  • Copilot Labs : les créations expérimentales, dont les fichiers 3D et les clips audio, nécessitent une sauvegarde.
  • Mico : les personnes attachées à une configuration visuelle précise peuvent conserver une capture de leurs réglages d’apparence.
  • Deep Research : les rapports existants doivent rester consultables, mais la création de nouveaux rapports sera arrêtée dans cette version.

Group Chat constitue le cas le moins clair. Une partie de la documentation indique que les fils, messages et contenus partagés ne seront pas conservés. Une autre FAQ de Microsoft présente un scénario différent : les propres messages et artefacts de l’utilisateur survivraient sous la forme d’une conversation individuelle, tandis que les contributions des autres membres deviendraient inaccessibles.

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Cette divergence n’a pas reçu de clarification unique dans les éléments fournis. La précaution la plus sûre consiste à copier les échanges utiles et à télécharger les pièces jointes envoyées par d’autres participants. Une équipe ayant utilisé Group Chat pour centraliser des idées, des images ou des comptes rendus évitera ainsi de dépendre du résultat final de la migration.

Researcher remplace une partie de Deep Research

Deep Research permettait de produire des rapports structurés à partir d’une recherche approfondie. Après la transition, les documents déjà générés doivent rester accessibles, mais l’outil ne pourra plus en créer de nouveaux. Microsoft oriente les abonnés payants vers Researcher, une solution qui reprend une partie de cette logique d’investigation.

Ce remplacement introduit une distinction commerciale. Les fonctions de conversation élémentaires restent gratuites dans certaines limites, tandis que la recherche élaborée rejoint une offre associée à un abonnement. Une personne utilisant occasionnellement Copilot pour résumer un texte conservera un accès de base. Une équipe qui produit des dossiers documentés devra contrôler la licence nécessaire à Researcher.

Copilot Labs disparaît également de l’application. Ce programme servait de terrain d’essai pour des fonctions expérimentales, notamment la création de médias et d’objets numériques. Microsoft redirige les usages exploratoires vers Frontier et MAI Playground, deux espaces liés à l’expérimentation de modèles et d’expériences d’intelligence artificielle.

Mico connaît un déplacement distinct. Le personnage animé associé à Copilot Voice doit rejoindre Learn Live, où il occupera une fonction de tuteur. Son retrait sera progressif et ne dispose pas d’une date unique pour tous les utilisateurs. Cette migration suggère que Microsoft réserve l’avatar aux scénarios éducatifs, dans lesquels une présence visuelle peut accompagner une explication orale.

Le retrait simultané de ces outils réduit la diversité immédiate de Copilot. Il facilite en revanche la maintenance d’une application commune en supprimant des fonctions difficiles à intégrer ou peu alignées sur sa nouvelle architecture. Les utilisateurs les plus concernés sont ceux qui conservent des contenus collaboratifs, audio ou expérimentaux dans les bibliothèques appelées à disparaître.

Mise à jour Microsoft Copilot : calendrier, plateformes et précautions

Microsoft prévoit une migration progressive, ce qui signifie que tous les comptes ne changeront pas au même moment. La documentation fixe une date de départ, mais elle ne donne pas de calendrier détaillé pour chaque plateforme. Le Web, Android, iOS, Windows et macOS peuvent donc recevoir la nouvelle expérience selon des vagues distinctes.

Aucune action complexe ne devrait être nécessaire pour la majorité des comptes. Sur le Web, les utilisateurs doivent être redirigés vers la version unifiée. Les applications installées sur smartphone ou tablette nécessiteront une version actualisée distribuée par leur boutique logicielle. Les mécanismes exacts dépendront aussi des politiques de déploiement appliquées dans les entreprises.

Ce qui changera selon l’appareil utilisé

Un service web peut être modifié côté serveur sans intervention locale. Lorsque Microsoft activera la nouvelle navigation pour un compte, l’utilisateur la découvrira à sa prochaine connexion ou après un rechargement de page. Les favoris pointant vers une ancienne adresse pourront être redirigés vers l’interface commune.

Sur mobile, la situation dépend du téléchargement de la nouvelle version. Les personnes ayant activé les mises à jour automatiques devraient recevoir le logiciel dès sa disponibilité sur leur appareil. Celles qui bloquent ces téléchargements devront ouvrir l’App Store ou Google Play et vérifier la fiche Microsoft Copilot.

Windows et macOS ajoutent une variable supplémentaire. Une application peut provenir d’une boutique officielle, d’un programme Microsoft 365 ou d’un système de gestion informatique administré par une entreprise. Le rythme de déploiement peut alors être contrôlé par le service informatique, notamment pour tester la compatibilité et préparer les documents d’accompagnement.

La documentation disponible ne confirme pas une date de bascule spécifique pour chaque système. Toute chronologie plus précise doit donc être traitée comme non confirmée par Microsoft tant qu’elle n’apparaît pas dans une feuille de route officielle. Cette prudence évite de présenter une fenêtre indicative comme une disponibilité garantie.

Une préparation utile avant l’installation

La première vérification concerne les fonctions supprimées. Les podcasts, médias de Group Chat et créations réalisées dans Copilot Labs doivent être exportés lorsqu’ils présentent une valeur durable. La copie locale peut ensuite être rangée dans OneDrive, SharePoint ou un autre stockage conforme aux règles de l’organisation.

Le deuxième contrôle porte sur les comptes connectés. Il est utile d’identifier les adresses personnelles, professionnelles et scolaires utilisées avec les deux anciennes applications. Cette liste facilitera la reconnexion après la mise à jour et aidera à repérer un contenu absent parce qu’il dépend d’une autre identité.

La troisième étape concerne la licence. Un accès à Copilot Chat ne donne pas nécessairement droit à toutes les fonctions de Microsoft 365 Copilot. Les plafonds, les modèles disponibles et l’intégration aux logiciels bureautiques peuvent varier. Les entreprises doivent vérifier leurs abonnements avant de promettre un ensemble de nouvelles fonctionnalités à tous leurs collaborateurs.

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Enfin, les organisations peuvent tester un groupe limité d’appareils avant une diffusion générale. Ce pilote doit contrôler l’authentification, l’affichage du compte actif, l’accès aux documents OneDrive et les restrictions de sécurité. Les résultats permettront d’ajuster les consignes internes sans perturber l’ensemble des équipes.

La comparaison avec d’autres assistants reste pertinente, car Gemini, Perplexity et les services d’OpenAI développent eux aussi des interfaces capables de regrouper recherche, création et gestion documentaire. Le panorama consacré à Gemini, Perplexity et Copilot aide à situer la démarche de Microsoft dans cette compétition.

Le déploiement progressif limite le risque d’une rupture généralisée, mais il crée une période durant laquelle deux utilisateurs peuvent voir des interfaces différentes. Les équipes d’assistance devront tenir compte de cette coexistence lorsqu’elles documenteront les menus ou répondront aux demandes.

Les vidéos de prise en main seront surtout utiles après l’apparition effective de la nouvelle navigation. Avant cette activation, les captures d’écran peuvent différer de l’interface affichée sur un compte encore placé dans une vague antérieure.

Super app Copilot : la stratégie d’innovation de Microsoft derrière l’unification

La réunion des deux logiciels représente une étape dans un projet plus vaste. Satya Nadella, lors de la conférence de résultats du quatrième trimestre fiscal organisée le 29 juillet, a annoncé le regroupement des expériences Copilot dans une « super app » couvrant les usages grand public et commerciaux. Le dirigeant a aussi inclus le code dans ce périmètre.

Microsoft décrit une trajectoire allant du chat vers Cowork, puis vers les Autopilots. Cette formulation traduit une évolution du rôle confié à l’assistant. Copilot doit dépasser la réponse ponctuelle pour prendre en charge des séquences de travail plus longues, associant recherche, création de fichiers, coordination et automatisation.

Du chatbot à l’espace de travail assisté

Le premier niveau reste la conversation. L’utilisateur formule une demande, reçoit une réponse et peut préciser son besoin. Ce modèle convient à la rédaction, à la synthèse ou à l’explication d’un sujet. Il atteint toutefois ses limites lorsqu’une mission implique plusieurs documents, logiciels et étapes de validation.

Cowork correspond à un mode de collaboration plus continu. L’intelligence artificielle peut y manipuler différents éléments d’un dossier, suivre une consigne complexe et produire plusieurs livrables. Microsoft a rendu Copilot Cowork accessible avec une facturation à l’usage, ce qui sépare son coût des fonctions courantes comprises dans certains abonnements.

Les Autopilots désignent une automatisation encore plus poussée. Ces systèmes peuvent exécuter des processus avec un degré d’autonomie supérieur, sous le contrôle de règles et d’autorisations. Dans une entreprise, un scénario peut associer la collecte d’informations, la préparation d’un compte rendu et le classement des documents générés.

La super app offrirait un conteneur commun à ces niveaux d’assistance. Une même interface pourrait accueillir une discussion personnelle, un travail documentaire encadré par Microsoft 365 et des opérations liées au développement. L’identité du compte et les droits accordés détermineront les ressources accessibles à chaque étape.

Une rationalisation nécessaire face au nombre de produits Copilot

Le nom Copilot s’est étendu à de nombreux logiciels Microsoft : Windows, GitHub, Edge, Microsoft 365, Dynamics 365, Security et Power Platform disposent chacun de déclinaisons ou d’intégrations spécifiques. Cette multiplication a renforcé la visibilité de la marque, tout en compliquant la compréhension de ses offres.

L’unification des applications grand public et bureautique constitue une réponse partielle. Elle réduit le nombre de points d’entrée visibles, harmonise l’icône et simplifie la connexion. Les services spécialisés continueront néanmoins d’exister, car un assistant de programmation ou de cybersécurité utilise des données, des autorisations et des méthodes différentes.

Microsoft a aussi dévoilé sept modèles d’intelligence artificielle maison lors de sa conférence Build. Ce développement indique que l’entreprise ne dépend pas d’un seul fournisseur de modèles. Elle peut attribuer certains traitements à ses propres systèmes et en réserver d’autres à des technologies externes selon les coûts, les performances et les contraintes de sécurité.

Cette diversification technologique rejoint les travaux menés avec d’autres acteurs, analysés dans l’article sur Microsoft, Anthropic et la gestion des tâches. La future plateforme devra orchestrer ces capacités sans obliger le public à connaître le modèle exécuté derrière chaque commande.

Le projet comporte un risque de lisibilité commerciale. Une application unique peut donner l’impression que toutes les fonctions sont comprises, alors que plusieurs niveaux gratuits, abonnements Microsoft 365 et services facturés à l’usage coexisteront. Les écrans devront expliquer le coût d’une action avant son lancement et indiquer les limites disponibles.

Le point fort réside dans l’intégration avec les outils déjà déployés sur les postes de travail. OneDrive, Word, Excel, Outlook et les contrôles d’identité donnent à Microsoft une base cohérente pour relier la conversation aux données. Le principal défi concerne désormais la transparence des licences, des autorisations et du stockage dans cette interface centralisée.

On en dit Quoi ?

L’unification des applications Copilot est une décision utile, car la coexistence de deux logiciels presque homonymes compliquait le choix du bon service. La conservation d’espaces séparés pour chaque compte répond aux exigences des organisations, sous réserve d’un indicateur d’identité toujours visible. Le retrait de Group Chat et de Copilot Labs pénalisera certains utilisateurs, qui doivent sauvegarder leurs contenus avant la migration. Le scénario le plus probable est celui d’une application centrale complétée par des fonctions payantes et spécialisées, avec Microsoft 365 comme socle documentaire.

Repère temporel : la date exacte de publication de cet article n’a pas été fournie ; les échéances mentionnées conservent donc le statut annoncé dans les données disponibles.

Paul

Spécialiste en technologies et transformation numérique, fort d’une expérience polyvalente dans l’accompagnement d’entreprises vers l’innovation et la dématérialisation. Âgé de 26 ans, passionné par l’optimisation des processus et la gestion du changement.

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